Lors d’une intervention remarquée au Conseil de la nation, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, a fermement démenti les rumeurs selon lesquelles l’Algérie serait redevable à des établissements hospitaliers étrangers, et en particulier français. Ces affirmations circulent depuis plusieurs années dans certains médias et cercles politiques en France.
Répondant à une série de questions orales, le ministre a insisté sur le fait que « l’État a toujours honoré ses engagements financiers dans le cadre des contrats directs pour la prise en charge de patients algériens à l’étranger ». Selon lui, les allégations de dettes impayées ne correspondent à aucune réalité et relèvent davantage de discours politiques que de faits comptables. Abdelhak Saihi a précisé que les évacuations sanitaires vers l’étranger, y compris la France, s’effectuent selon des conventions claires et des contrats précis. Tous les paiements liés à ces transferts sont effectués conformément aux clauses contractuelles, sans arriérés ni contentieux. Dans un passage révélateur, le ministre a même indiqué que l’Algérie est, dans certains cas, créancière et non débitrice. Il a évoqué des créances de l’État algérien s’élevant à « 14 millions de dollars » auprès d’un pays qui n’aurait pas pris en charge les patients qui lui avaient été transférés, sans préciser le pays concerné. Cette clarification intervient dans un contexte où certains responsables politiques français de l’extrême droite utilisent régulièrement ces accusations pour alimenter le débat sur l’immigration et les finances publiques. Le ministre algérien a rappelé que les transferts médicaux internationaux sont encadrés juridiquement et financièrement, et qu’ils visent avant tout un impératif humain : permettre à des patients d’accéder à des soins spécialisés indisponibles en Algérie. Enfin, Abdelhak Saihi a souligné que le respect scrupuleux des engagements financiers de l’État constitue un élément de crédibilité internationale et protège l’image de l’Algérie. Selon lui, il est essentiel que ces mécanismes ne soient pas instrumentalisés à des fins politiques ou idéologiques. Dans un climat de relations parfois tendues avec la France, cette mise au point officielle vise à rétablir les faits et à montrer que, sur le dossier des soins à l’étranger, l’Algérie agit de manière responsable, transparente et contractuelle. Amina L.






























