AFFAIRE DE BLANCHIMENT D’ARGENT : Reda Kouninef devant la justice le 4 mars

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L’homme d’affaires Reda Kouninef et plusieurs coaccusés comparaîtront le 4 mars prochain devant la chambre pénale près la cour d’Alger dans une affaire liée au blanchiment d’argent et à la dissimulation de produits issus d’activités criminelles.

Le procès sera rejugé devant la première chambre pénale de la cour, où les prévenus sont poursuivis pour blanchiment d’argent provenant, selon l’accusation, d’infractions de corruption commises dans le cadre d’une organisation criminelle et en utilisant les facilités offertes par une activité professionnelle, conformément aux dispositions des articles 389 bis et 389 bis 2 du Code pénal. Les faits remontent à 2019. L’enquête porte notamment sur l’acquisition d’un grand nombre de plants rares provenant de zones tropicales auprès du propriétaire d’une exploitation agricole située à Zéralda, à l’ouest d’Alger, obtenue dans le cadre du régime de concession agricole. Le 6 janvier dernier, le tribunal du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed avait prononcé de lourdes peines à l’encontre de Kouninef et de ses coaccusés, allant jusqu’à dix ans de prison ferme, assorties de la confiscation de l’ensemble des biens saisis. Dans le même dossier, le gendre de Kouninef, identifié par les initiales N. Abdelaziz, a été condamné à quatre ans de prison ferme et à une amende de huit millions de dinars, avec confiscation des biens et avoirs saisis. Le tribunal avait également ordonné le versement de 30 millions de dinars par Kouninef et de 10 millions de dinars par son gendre et son fils à titre de réparation des préjudices subis par le Trésor public. Lors de son procès en première instance, Reda Kouninef a rejeté les accusations portées contre lui. Il a affirmé que l’exploitation agricole en question ne lui appartenait pas, soutenant que son véritable propriétaire serait un homme d’affaires de nationalité tunisienne. Selon lui, l’affaire trouve son origine dans une plainte pour menaces déposée par un gardien et ouvrier agricole ayant travaillé pour son père depuis plusieurs années, avant de se transformer en accusations de blanchiment d’argent et de dissimulation de revenus criminels. L’homme d’affaires a également soutenu que le dossier a été « monté de toutes pièces », affirmant que les faits reprochés n’ont aucun lien avec lui, d’autant plus qu’il était déjà incarcéré depuis 2019. La cour devra se prononcer à nouveau sur cette affaire lors de l’audience prévue début mars. Par Amina L.

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