L’Algérie accélère sa transformation numérique en adoptant le mode digital pour l’immatriculation des véhicules. Dès ce dimanche 5 avril 2026, toutes les formalités liées à l’enregistrement des véhicules se feront exclusivement via le fichier national informatisé, ont annoncé récemment les autorités. Cette initiative vise à moderniser le processus, faciliter les démarches pour les citoyens et renforcer la sécurité administrative.
Ce changement constitue la troisième étape d’un projet lancé en mai de l’année dernière, qui vise à créer une plateforme nationale centralisée pour l’enregistrement de l’ensemble des véhicules circulant sur le territoire. Objectif affiché : intégrer toutes les informations relatives aux véhicules dans une base de données unique, sécurisée et interconnectée avec les différents secteurs concernés, tels que la Sûreté nationale, les Douanes et le ministère de l’Industrie. Avec cette transformation, la carte grise se dote d’une version numérique équipée d’un code QR. Cette carte à puce permettra de stocker toutes les informations relatives au véhicule, du nom du titulaire aux caractéristiques techniques, en passant par l’historique des transactions. Les autorités pourront ainsi vérifier rapidement l’authenticité des documents et suivre l’historique complet des véhicules, limitant fortement les risques de falsification et de fraude. Un cadre du ministère de l’Intérieur, interrogé par l’APS, avait précisé en juillet dernier que « la mise en place de cette plateforme centrale permettra de simplifier et d’accélérer les procédures d’immatriculation et de transfert de propriété, tout en préparant le terrain pour des services numériques futurs, comme le traitement automatisé des ventes de véhicules en ligne ». La commune d’Hussein Dey, à Alger, sera la première à appliquer ce système dès cette semaine. Dans un communiqué officiel, le président de l’Assemblée populaire communale a précisé que toutes les opérations d’enregistrement devront désormais se faire via le fichier national, et que l’enregistrement par les services de l’état civil est définitivement abandonné. Pour procéder à l’immatriculation, le vendeur et l’acheteur devront se présenter munis de leur photo d’identité, de la carte nationale d’identité biométrique, et, pour l’acheteur résidant dans la commune, d’un certificat de résidence. Cette démarche vise à garantir la traçabilité des transactions et à sécuriser le processus d’achat et de vente de véhicules. Cette digitalisation s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique impulsée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et constitue une étape majeure pour moderniser les services publics. Les citoyens devraient bénéficier de procédures plus rapides, de démarches simplifiées et d’une meilleure sécurité juridique pour leurs véhicules. Avec cette initiative, l’Algérie rejoint les pays ayant adopté des systèmes d’immatriculation numériques modernes, où la technologie permet non seulement de lutter contre la fraude, mais aussi de préparer l’avenir de la mobilité et des services numériques liés à l’automobile. Par Amina L.






























