Le code de la route en cours d’enrichissement : En finir avec le terrorisme routier

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Des années durant, nos routes sont devenues des zones de non droit par la faute de conducteurs assassins et qui sont la cause, en 2025, de  plus de 2066 morts et près de 90.000 blessés, dont certains handicapés à vie. 

C’est un problème majeur, fort malheureusement exacerbé par un dispositif laxiste et gangrené par la présentation de faux documents de contrôle technique (l’exemple de l’accident tragique de Oued El Harrach). Les victimes de ces terroristes de la route ne se comptent plus et n’épargne personne (hommes, femmes, enfants, écoliers, personnes âgées). Les citoyens ne cessent de supplier l’Etat dont la mission première est de protéger les citoyens afin d’en finir avec ces assassins. C’est dans cet esprit que les mesures de la nouvelle loi sur le code de la route peuvent paraître « dures », mais qui sont pratiquées le plus naturellement dans de nombreux pays. Des mesures qui ne gênent en aucun cas les conducteurs respectueux du code de la route et de la vie humaine et qui sont très nombreux. Hélas, comme à l’accoutumée, certaines parties qui ont sombré dans la faillite morale, ont surenchéri sur ces mesures exigées depuis longtemps par les citoyens pour en finir avec le terrorisme routier qui endeuille quotidiennement les familles algériennes en véhiculant la fausse idée qu’elles seront à l’origine de la perte d’emplois pour ceux qui gagnent leur vie dans l’activité de transport. Ceux qui sont derrière cette manipulation exécrable n’ont aucun respect ni des victimes du terrorisme routier ni de leurs familles, ils sont en flagrante contradiction avec l’éthique morale et politique, à ceux qui veulent bien les croire que cela est une entrave aux libertés, voire la liberté d’assassiner. Ce qui est vraiment bizarre est que cette loi n’est pas encore votée, encore moins promulguée, ce qui prouve que toutes ces manipulations ne sont que des tentatives de trouble à l’ordre public. Le projet de loi portant code de la route comprend un ensemble de mesures procédurales et préventives visant à garantir la sécurité sur les routes et à réduire les accidents de la circulation, à travers une approche qui établit un équilibre entre les aspects préventif et coercitif, dans le cadre d’une vision de sécurité routière durable.  Ce projet, qui doit être soumis aux membres du Conseil de la nation pour débat et vote, est « en cours d’examen dans le cadre du processus législatif en vigueur » et demeure « ouvert à l’enrichissement à la lumière des observations et propositions formulées », comme précisé lors d’une réunion de concertation tenue vendredi, entre le Secrétaire général (SG) du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports et les partenaires sociaux du secteur des transports, et où toutes les préoccupations soulevées à ce sujet, ont été abordées. A noter que le texte portant code de la route, qui comprend plus de 50 nouvelles mesures réparties sur 193 articles, met l’accent sur l’aspect préventif, reflétant ainsi les engagements de l’Etat à assurer les exigences et les moyens nécessaires à la sécurité routière. Il s’agit d’une série de mécanismes qui prévoit notamment l’organisation du cadre institutionnel garantissant la sécurité routière et la concrétisation d’une vision axée sur une sécurité routière durable, en instaurant des règles strictes pour une conduite sûre. Parmi les règles et les mesures préventives figurent l’imposition de spécifications techniques pour les véhicules et de mesures procédurales à même de garantir la sécurité de ses conducteurs ainsi que la maintenance adéquate et permanente des infrastructures routières, outre des dispositions procédurales relatives au contrôle et à l’équipement des services habilités, en outils numériques de contrôle, en vue de concrétiser la transition vers le contrôle automatique via le système de contrôle informatisé des infractions routières. Le texte veille également à encourager la culture du signalement chez le citoyen et à impliquer la société civile, dans toutes ses composantes, pour élever le niveau de conscience routière, tout en incitant l’ensemble des catégories à se distinguer en matière de sécurité routière, et ce à travers la création du Prix du président de la République dans ce domaine. Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait salué, lors d’une réunion du Conseil des ministres, la teneur du projet de loi sur le code de la route, qui prévoit des mesures rigoureuses, à même de réduire les accidents de la route, et qui tient compte de tous les éléments de la chaîne de régulation et de contrôle de la circulation, y compris les auto-écoles, les conducteurs, les véhicules tous types confondus, et les dispositifs de contrôle. Par ailleurs, plusieurs organisations et associations activant dans le domaine des transports et de la sécurité routière se sont félicitées des orientations du président de la République, qui amorcent véritablement, selon elles, le processus de réforme du système de trafic routier national. Elles ont en outre salué le contenu de la feuille de route tracée par le président de la République en vue de réduire les accidents de la route, qui enregistrent un chiffre effarant de victimes.

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