Le gouvernement algérien encadre désormais strictement l’usage des caméras de surveillance dans les lieux de travail, les commerces et les établissements scolaires. Cette mesure vise à renforcer la sécurité tout en protégeant les données personnelles des individus, au moment où l’utilisation de ces dispositifs se généralise dans le pays.
En effet, l’Autorité nationale de protection des données à caractère personnel (ANPDP) a publié, le 4 mars 2026, la délibération n° 02 qui fixe de nouvelles règles pour encadrer l’usage de ces dispositifs. Selon l’ANPDP, les caméras de surveillance jouent un rôle crucial dans la protection des personnes et des biens. Mais leur usage, de plus en plus sophistiqué, soulève des inquiétudes concernant la protection des données personnelles. C’est pourquoi la nouvelle réglementation insiste sur le respect des droits des individus et la transparence dans l’utilisation de ces systèmes. Désormais, toute installation de caméra doit être autorisée par le wali, après avis de la commission de sécurité de la wilaya. Les responsables des structures sont également tenus d’informer clairement les travailleurs et les autorités compétentes de l’existence des caméras et de leur finalité. L’objectif : instaurer un environnement sécurisé, transparent et discipliné. La délibération précise également que certaines zones restent strictement interdites à la vidéosurveillance, notamment les sanitaires, les vestiaires et les espaces privés. Les systèmes ne peuvent pas être connectés à Internet, et les enregistrements ne doivent être consultés que par la personne habilitée par le responsable de la structure concernée. Ces nouvelles mesures s’inscrivent dans un cadre juridique plus large, se référant à la loi 18-07 du 10 juin 2018 relative à la protection des personnes physiques dans le traitement des données à caractère personnel, ainsi qu’au décret exécutif n° 16-61 du 11 février 2016, fixant les règles de sécurité applicables aux équipements sensibles. Pour l’ANPDP, l’objectif est double : assurer la sécurité des lieux et des individus tout en garantissant le respect de leurs droits fondamentaux. Cette initiative intervient à un moment où la vidéosurveillance se généralise rapidement dans le pays, et où la protection des données personnelles devient un enjeu majeur pour les institutions, les entreprises et les citoyens. Par Amina L.































