Blanchiment d’argent : Le fils de Djamel Ould Abbès condamné à 10 ans de prison

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Le pôle pénal économique et financier d’Alger, installé à Sidi M’hamed et spécialisé dans les affaires de corruption financière et économique, a rendu ce mardi un verdict retentissant dans une nouvelle affaire de corruption impliquant l’entourage d’un ancien haut responsable du pouvoir algérien. Ould Abbès Fouad Bachir dit « El Wafi », fils de l’ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) Djamel Ould Abbès, a été condamné à dix ans de réclusion assortis d’une amende de 8 millions de dinars algériens, l’une et l’autre à titre définitif et exécutoire.

Selon les informations rapportées par plusieurs médias, la juridiction a également confirmé le mandat d’arrêt international déjà émis à l’encontre du condamné, qui serait toujours en fuite à l’étranger. Cette décision confirme que la justice entend poursuivre les poursuites jusqu’à son terme, indépendamment de l’absence physique de l’accusé lors du prononcé du jugement. Le tribunal a en outre ordonné la confiscation de l’intégralité des biens immobiliers et mobiliers appartenant à Fouad Bachir Ould Abbès, une mesure qui vise à priver le condamné de tout profit tiré des activités illicites qui lui sont reprochées. Sur le plan civil, la juridiction a condamné l’accusé à verser une réparation de 50 millions de dinars algériens au Trésor public, en compensation des préjudices financiers considérables que ses agissements auraient causés à l’État. D’après les éléments rendus publics, cette condamnation intervient dans le cadre d’un nouveau dossier de corruption portant sur des faits de blanchiment de capitaux. Il s’agit de la deuxième affaire judiciaire majeure impliquant le fils de Djamel Ould Abbès : il avait déjà été poursuivi par le passé, alors qu’il se trouvait en état de fuite, dans un dossier lié à la vente de places sur les listes électorales du FLN. Dans cette précédente affaire, le parquet près le pôle pénal spécialisé de Sidi M’hamed avait requis à son encontre la peine maximale prévue par la loi, assortie du maintien du mandat d’arrêt déjà délivré, en raison de son absence du territoire national. Ce nouveau procès, qui s’est conclu par la présente condamnation, confirme la persistance des poursuites engagées contre lui pour des faits distincts, cette fois qualifiés de blanchiment d’argent. Tant que le condamné demeure en fuite, l’exécution effective de la peine de prison reste suspendue à son arrestation, en Algérie ou à l’étranger, dans le cadre de la coopération judiciaire internationale et du mandat d’arrêt confirmé par le tribunal. L’affaire, largement relayée par la presse nationale, ravive le débat sur la responsabilité des familles de hauts responsables dans les réseaux de corruption ayant caractérisé certaines pratiques du système politique algérien avant 2019.  Par Charef S.

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