Affaire Imetal: La Cour d’Alger allège les peines d’Ali Aoun et de son fils

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La chambre pénale de la Cour d’Alger a rendu son arrêt en appel dans le retentissant dossier de corruption connu sous le nom du groupe public sidérurgique « Imetal ». La juridiction a décidé de réduire les peines infligées à l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, et à son fils, tout en maintenant l’intégralité des autres condamnations prononcées en première instance et en confirmant l’acquittement de cinq accusés.

Le dossier « Imetal », que la presse locale a également surnommé l’affaire « Nono Manita », est considéré comme l’un des volets les plus lourds de corruption économique jugés récemment en Algérie. D’après les éléments de l’enquête, ayant conduit devant le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed, l’affaire porte sur des marchés suspects passés au sein du complexe public des industries métalliques, sidérurgiques et de l’acier « Imetal », impliquant notamment des opérations de trafic autour de la vente de ferraille et de résidus de cuivre. L’enquête, ouverte fin octobre 2024 par les services de sécurité intérieure, a mis au jour des soupçons de relations douteuses entre l’homme d’affaires originaire d’Oran surnommé « Nono Manita » et le ministre Ali Aoun. Le volet le plus commenté du dossier concerne un déplacement d’une délégation officielle du groupe Imetal en Mauritanie, à laquelle « Nono Manita » — qui n’occupait aucune fonction officielle — s’est joint. Un protocole exclusif et un accord informel de commission de 15 % sur les contrats conclus entre entreprises algériennes et mauritaniennes auraient alors été signés, en marge des accords commerciaux officiels. Le fils du ministre, Mehdi Aoun, était pour sa part poursuivi dans un volet distinct, lié à l’émission d’un chèque sans provision d’une valeur de plusieurs milliards de centimes, que des opérateurs économiques auraient été sollicités pour couvrir en échange d’avantages et d’agréments dans le secteur industriel. Le procès s’était ouvert début avril 2026 devant le pôle pénal économique et financier, après plusieurs reports, et avait réuni Ali Aoun, son fils, ainsi qu’une douzaine d’autres accusés, parmi lesquels des dirigeants de filiales du groupe Imetal. Lors du procès en première instance, le parquet avait requis des peines particulièrement lourdes : 12 ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars à l’encontre à la fois d’Ali Aoun et de « Nono Manita », ainsi que 10 ans de prison ferme pour Mehdi Aoun. Au terme des débats, le tribunal avait finalement condamné Ali Aoun à 5 ans de prison ferme, assortis d’une amende, avec incarcération immédiate à l’issue de l’audience, tandis que son fils avait écopé de 6 ans de prison ferme. Statuant en appel mardi, la chambre pénale du tribunal d’Alger a revu à la baisse la sanction visant Ali Aoun, la ramenant de 5 à 3 ans de prison, dont deux ans ferme, le reste de la peine étant assorti du sursis. Son fils Mehdi voit quant à lui sa peine réduite de 6 à 4 ans de prison ferme. La Cour a en revanche maintenu sans modification l’ensemble des autres peines prononcées en première instance. La juridiction d’appel a par ailleurs confirmé l’acquittement prononcé en première instance en faveur de cinq personnes : Aymen Ch., Adel A., Abdelkader A., Reda H., ainsi que l’ancien président-directeur général du groupe « Madar », Charaf-Eddine Amara. Par Rachid

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