Un nouveau scandale éclabousse l’Église catholique. Le père « Antoine Exelmans », prêtre français connu pour son engagement auprès des migrants, est soupçonné d’avoir commis des violences sexuelles sur plusieurs exilés à Casablanca, où il dirigeait entre 2021 et 2024 le service d’accueil des migrants de l’église « Notre-Dame-de-Lourdes ».
Selon le « diocèse de Rennes », dont il dépend, le prêtre a reconnu les faits dans le cadre d’une enquête canonique interne menée par l’archevêché de Rabat. Les conclusions de cette enquête ont été transmises à Rome pour décision définitive.
L’affaire, concerne six victimes présumées — cinq Guinéens et un Camerounais —, toutes mineures au moment des faits. Le diocèse de Rennes nuance, affirmant qu’« un mineur et quatre adultes » se sont fait connaître auprès des autorités religieuses marocaines. Trois victimes présumées ont été entendues par la police judiciaire à Casablanca. Le père Exelmans a, de son côté, été interrogé en France par la police judiciaire.
L’affaire a éclaté en mai 2024, après le dépôt d’une plainte. Ce dossier met en lumière la vulnérabilité extrême des migrants subsahariens en transit au Maroc, souvent livrés à eux-mêmes, y compris dans les lieux censés leur offrir refuge et protection.

































