Le procureur de la République près le premier pôle judiciaire économique et financier d’Alger a requis, ce mercredi, une peine de « 12 ans de prison ferme » à l’encontre de l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, dans le cadre d’une affaire de corruption impliquant le groupe public Imetal.
Selon les informations rapportées par le quotidien Echourouk, la même peine a été requise contre l’homme d’affaires Abdelnour, connu sous le surnom de « Nono Manita », également poursuivi dans ce dossier.
L’affaire ne s’arrête pas là. D’autres prévenus, parmi lesquels le fils de l’ancien ministre ainsi que Charef Eddine Amara, ex-président de la Fédération algérienne de football (FAF), encourent des peines allant de 5 à 10 ans de prison ferme, selon le degré d’implication retenu par l’accusation.
Les faits reprochés sont lourds : corruption, détournement de fonds publics et abus de fonction. Le procureur a également requis des amendes substantielles ainsi que le versement d’indemnités destinées à réparer les préjudices causés au Trésor public.
Le verdict attendu dans les prochains jours sera scruté de près, tant par l’opinion publique que par les observateurs, au regard des enjeux politiques et économiques qu’il soulève.
- Par Belkacem































