Des déchets d’alcool transformés en batteries à 91,9 % d’efficacité

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Des chercheurs chinois transforment le sous-produit d’une célèbre liqueur en un matériau innovant pour améliorer les performances des batteries sodium-ion, promettant sécurité et économies. Les avancées technologiques dans le domaine des batteries sont essentielles pour répondre aux défis énergétiques actuels. Un développement récent en Chine pourrait bien changer la donne : des scientifiques ont découvert une méthode pour transformer le sous-produit d’une boisson populaire en un matériau de départ performant pour les batteries sodium-ion. Cette innovation promet de rendre ces batteries plus sûres et moins coûteuses que leurs homologues au lithium, tout en améliorant leurs performances. Explorons comment cette découverte pourrait transformer l’industrie des énergies renouvelables. Dans la quête de solutions énergétiques plus sûres et économiques, les batteries sodium-ion se présentent comme une alternative prometteuse aux batteries lithium-ion. Cependant, ces dernières années, les défis techniques ont limité leur déploiement commercial. Le principal obstacle réside dans la taille des ions sodium, qui sont plus grands que les ions lithium. Cela nécessite un anode avec des pores internes plus larges pour faciliter le mouvement des ions. Alors que les batteries lithium-ion utilisent le graphène pour leurs anodes, les batteries sodium-ion s’appuient sur le carbone dur. Malheureusement, ce matériau présente une faible efficacité coulombique, ce qui limite considérablement ses performances. La durabilité des batteries est également compromise par l’insertion et le retrait fréquents d’ions, causant un effondrement des micropores dans le carbone dur. Cela réduit non seulement la densité énergétique des batteries, mais aussi leur durée de vie. Ainsi, l’amélioration de ces composants critiques est cruciale pour le succès des batteries sodium-ion. Face à ces défis, une équipe de chercheurs de l’Université de Science et Technologie Electronique de Chine (UESTC) a exploré une nouvelle voie en utilisant le sédiment du baijiu, une célèbre liqueur chinoise, comme source de carbone. Le baijiu, produit à partir de grains de blé ou de riz, génère une grande quantité de sédiments pendant sa fabrication. Habituellement utilisés comme aliments ou engrais, ces sédiments ont été réimaginés par les chercheurs comme une ressource précieuse.

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