Encore un départ fracassant : À quoi joue l’entraineur Abdelkader Amrani ?

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Abdelkader Amrani, figure bien connue du football algérien, fait de nouveau parler de lui pour ses départs aussi soudains que controversés. L’entraîneur, réputé pour ne jamais tenir plus de six mois dans une même équipe, vient de claquer la porte du Mouloudia d’Oran (MC Oran), laissant derrière lui un club déstabilisé et de nombreuses interrogations. Mais à quoi joue donc cet entraîneur adepte des ruptures brutales ?

Alors qu’il bénéficiait d’une confiance quasi-absolue de la part du premier responsable d’Hyproc, Adil Cherouati, qui lui avait octroyé de larges prérogatives, Amrani a choisi de mettre fin à son aventure avec le MC Oran. Ce départ, contre toute attente, intervient alors que son contrat courait jusqu’en juin 2026. Les raisons ? Un conflit ouvert avec le nouveau président du conseil d’administration, Sidi Mohamed Hadjioui, ainsi que le refus de certains cadres de l’effectif professionnel de travailler à nouveau sous ses ordres. Ces tensions internes ont visiblement eu raison de son engagement avec les Hamraoua. Avant de quitter le club, Amrani a négocié et obtenu deux mois de salaires comme indemnités de départ, une pratique qui reflète son habileté à tirer profit de ses ruptures contractuelles. Ce n’est pas la première fois que l’entraîneur, connu pour ses départs sans au revoir, laisse un club dans l’incertitude. Le parcours d’Abdelkader Amrani est jalonné de départs précipités. Entraîneur talentueux mais instable, il semble incapable de s’inscrire dans la durée avec une équipe. Que ce soit par choix ou par contrainte, Amrani a multiplié les expériences éphémères, passant d’un club à l’autre sans jamais poser ses valises pour longtemps. Cette réputation de « porte-claqueur » commence à peser sur son image, malgré ses compétences reconnues dans le milieu. À peine parti du MC Oran, Amrani est déjà pressenti pour prendre les rênes de l’ASO Chlef. Mais la question que tout le monde se pose est la suivante : pour combien de temps ? Si son arrivée à Chlef se confirme, il s’agira d’une nouvelle opportunité pour l’entraîneur de prouver qu’il peut enfin s’installer durablement dans un projet. Cependant, au vu de son historique, les supporters et observateurs restent sceptiques. En attendant de trouver un successeur définitif à Amrani, c’est le nouveau directeur sportif pressenti, Si Tahar Cherif El-Ouazzani, qui aura la lourde tâche de gérer ce dossier brûlant au MC Oran. Le club, déjà fragilisé par ces remous, devra rapidement retrouver une stabilité pour aborder la suite de la saison avec sérénité. Abdelkader Amrani, par son style et ses choix, continue de diviser. Talentueux mais imprévisible, il incarne une figure paradoxale du football algérien. Ses compétences ne font aucun doute, mais sa propension à quitter les clubs de manière abrupte interroge sur sa capacité à construire sur le long terme. À l’ASO Chlef, si cette piste se concrétise, il aura une nouvelle occasion de démontrer qu’il peut changer. Mais pour combien de temps tiendra-t-il ? Seul l’avenir nous le dira. Charef S.

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