En pleine préparation estivale, l’ES Mostaganem voit son avenir assombri par une crise financière persistante. Pourtant, une lueur d’espoir subsiste avec l’annonce de l’arrivée de deux renforts de poids: les anciens internationaux algériens Raïs M’Bolhi et Mehdi Zeffane. Leur présence est perçue comme un véritable bol d’air pour un groupe en quête d’expérience et de stabilité.
« Raïs et Mehdi apportent énormément à notre équipe, pas seulement sur le plan technique, mais surtout au niveau de l’état d’esprit », souligne l’entraîneur Nadhir Leknaoui. Une déclaration qui redonne un peu de confiance aux supporters, impatients de voir leur équipe compétitive pour la saison à venir. Cependant, derrière ces bonnes nouvelles, une réalité préoccupante persiste : les finances du club sont dans une situation critique. Leknaoui ne cache pas son inquiétude : « La situation financière impacte fortement notre préparation. Les stages, les matchs amicaux, le recrutement… tout devient compliqué sans garanties économiques. » Le technicien évoque même un cercle vicieux dont le club peine à sortir, chaque intersaison étant marquée par les mêmes incertitudes budgétaires. Les difficultés de la saison passée, toujours présentes dans les esprits, ont laissé des traces. « Nous avons beaucoup souffert l’année dernière. Si les choses ne changent pas, on risque de revivre un scénario similaire, voire pire », confie-t-il, visiblement amer. L’ESM se retrouve donc à un tournant décisif. Le soutien financier, toujours attendu, pourrait bien faire la différence entre une saison réussie et un nouvel exercice compliqué. Car même avec des joueurs de la trempe de M’Bolhi et Zeffane, les ambitions du club restent fragiles sans les moyens nécessaires pour les concrétiser. À l’aube d’une saison qui s’annonce cruciale, l’avenir de l’ES Mostaganem dépend d’une question simple mais lourde de conséquences : le club recevra-t-il enfin les ressources qu’il mérite ? Le temps presse, et la suite s’annonce incertaine.






























