Europe-Russie : le spectre d’un affrontement programmé

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L’avertissement lancé par les services secrets allemands résonne comme un coup de tonnerre dans un ciel déjà chargé. Selon le BND, la Russie se préparerait à un « affrontement direct avec l’Otan »avant 2029.

Une perspective glaçante, qui ne relève plus du fantasme stratégique mais d’une projection réaliste d’un monde où la guerre devient à nouveau un instrument politique assumé. Loin de se limiter à l’Ukraine, le conflit latent entre Moscou et l’Occident s’étend désormais au champ symbolique de la dissuasion.

L’armée russe, aguerrie par des années de combats et soutenue par un complexe militaro-industriel remis en marche, teste les limites psychologiques de l’Europe. Ses manœuvres, sa propagande et ses alliances opportunistes, notamment avec la Chine, la Corée du Nord ou l’Iran, forment un réseau d’influence qui met à mal la sécurité collective occidentale.

Face à ce constat, la réaction du général, « Pierre Schill », chef d’état-major de l’armée de Terre française, sonne comme un rappel salutaire : “La crédibilité des armées européennes dépend de leur capacité à dissuader.” Autrement dit, la paix ne se décrète pas, elle se prépare . Ce message, prend tout son sens dans une Europe pacifiée depuis 1945 mais aujourd’hui démunie, désarmée et divisée.

Car l’Europe, engourdie par des décennies de confort stratégique sous le parapluie américain, tarde à comprendre que la sécurité n’est plus garantie par les déclarations mais par la puissance réelle. L’autonomie stratégique, si souvent invoquée à Bruxelles, reste un slogan creux tant que les budgets militaires stagnent et que les décisions restent conditionnées à Washington.

Le risque n’est plus seulement militaire, il est politique et moral. Si l’Europe échoue à se réarmer intellectuellement et matériellement, elle deviendra spectatrice de sa propre marginalisation. L’histoire a montré que les empires se désagrègent non par manque d’ennemis, mais par excès de naïveté.

L’avertissement du renseignement allemand n’est donc pas une prophétie, mais un test de lucidité. L’Europe doit choisir : continuer à espérer une paix illusoire ou se donner les moyens de la défendre. Entre la peur et la responsabilité, le temps du choix approche et 2029 n’est peut-être pas si loin.  Riad

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