Kolsum Akbari, une Iranienne de 56 ans, est au cœur d’une affaire criminelle glaçante qui secoue l’Iran. Accusée d’avoir empoisonné et tué au moins 11 de ses maris sur une période de 20 ans, cette femme risque la peine de mort après avoir avoué ses crimes devant le tribunal révolutionnaire de Sari.
Selon des enquêtes relayées par le « Daily Mail », elle aurait ciblé des hommes âgés et vulnérables pour s’approprier leurs héritages, utilisant des poisons comme des médicaments contre l’hypertension, le diabète, des sédatifs et même de l’alcool industriel. Les autorités soupçonnent toutefois que le nombre réel de victimes pourrait atteindre 13 ou 15.
Les faits, débutés au début des années 2000 et découverts en 2023, sont restés sous le radar pendant plus de deux décennies, en partie à cause de l’âge avancé et de la fragilité de santé de ses victimes, dont les décès étaient souvent attribués à des causes naturelles. L’enquête a été déclenchée par le fils de son dernier mari, Gholamreza Babaei, qui s’est méfié après qu’un ami a révélé une tentative d’empoisonnement antérieure par une femme nommée Kolsum. Interpellée, la femme a fini par avouer, déclarant : « Je ne sais pas combien j’en ai tué. Peut-être 13 ou 15. Je ne me souviens pas exactement. » Les méthodes utilisées incluaient également l’étouffement avec des oreillers ou des serviettes, comme dans les cas de Mirahmad Omrani, décédé un mois après son mariage en 2013, Esmail Bakhshi, mort deux mois après les noces en 2016, et Ganjali Hamzei, emporté 43 jours après son union en 2023.
Son passé personnel éclaire partiellement ses motivations. Mariée à 18 ans à un homme aux troubles mentaux violents, puis à un homme plus âgé dont les enfants la maltraitaient, Akbari a, après la mort de ce second mari, ciblé des hommes solitaires et fortunés. Elle se liait d’amitié avec leurs filles, enquêtait sur leur patrimoine et acceptait des dots importantes avant de passer à l’acte. En 2020, un homme a survécu à une soupe empoisonnée, mais n’a pas signalé l’incident, retardant les investigations. Aujourd’hui, elle fait face à 11 chefs d’accusation, dont meurtres prémédités et tentatives de meurtre, bien qu’elle ait initialement nié les faits.
Les 45 plaignants, issus de diverses villes iraniennes, exigent unanimement son exécution, rendant difficile une coordination des autorités par le passé. Le tribunal doit prochainement rendre son verdict, mais cette affaire soulève des questions sur les failles du système judiciaire et social iranien, incapable d’identifier un tel schéma criminel sur deux décennies. Les enquêteurs continuent d’explorer d’autres pistes pour confirmer le nombre exact de victimes, tandis que l’Iran observe avec attention l’issue de ce procès hors norme.






























