Une ombre inquiétante plane sur la France suite à une analyse troublante publiée dans la revue « Military Strategy Magazine ». Un universitaire y avance un risque de guerre civile, une hypothèse reprise par le politologue William Thay lors de l’émission « Trina Mac-Dinh et vous ».
Selon lui, un « affrontement à venir » motivé par des tensions religieuses pourrait fracturer le pays, réveillant des peurs enfouies dans une nation habituée à sa stabilité apparente. Cette mise en garde, aussi audacieuse qu’inconfortable, oblige à scruter les fissures sociales qui menacent l’unité républicaine.
Thay pointe du doigt la laïcité, pilier historique de la France, comme un possible point de rupture. Il évoque un clivage entre ceux qui défendent la suprématie des lois républicaines et d’autres, influencés par des visions religieuses, notamment la charia, qui pourraient contester cet ordre établi. Cette fracture, exacerbée par des décennies de tensions communautaires et une défiance croissante envers les institutions, trouve un écho dans les récents débats sur l’identité nationale. Les émeutes de 2005 et 2023, alimentées par des inégalités et des frustrations, viennent comme des présages d’une fracture plus profonde, que Thay appelle à ne pas sous-estimer.
L’alerte de « Military Strategy Magazine », relayée par un expert invité sur une antenne nationale, ne doit pas être balayée comme une exagération. Si les données chiffrées – comme les 57 à 60 % de jeunes musulmans estimant la charia supérieure à la loi française, cités par Thay – restent à nuancer, elles reflètent une polarisation réelle. Sur les réseaux sociaux, les réactions oscillent entre scepticisme – « Encore une provocation ! » – et inquiétude – « Et si c’était vrai ? ». Cette division même illustre le défi : un dialogue national s’impose pour désamorcer les tensions, mais le silence des élites politiques, souvent accusées de pusillanimité, aggrave le malaise.
Les conséquences d’un tel scénario seraient désastreuses. Une guerre civile, même localisée, fragiliserait l’économie, la cohésion sociale et la position internationale de la France. Elle offrirait aussi un terrain fertile aux extrémismes, qu’ils soient religieux ou nationalistes. Pourtant, cette menace n’est pas une fatalité. L’histoire française, marquée par des crises comme la Révolution ou les guerres de religion, montre qu’une société divisée peut se réinventer par le dialogue et la fermeté. Le gouvernement doit saisir cette alerte comme un appel à l’action : lutter contre les discriminations et restaurer la confiance dans les institutions.
Le spectre d’un affrontement religieux, si improbable soit-il aujourd’hui, doit pousser la France à regarder en face ses fractures internes. Cette réflexion pourrait être le rempart ultime contre un avenir incertain qu’aucun français ne souhaite. Riad






























