Une cérémonie religieuse juive à Essaouira, réunissant des milliers de fidèles juifs venus du monde entier, a tourné à la polémique après la récitation de prières en faveur de l’armée israélienne engagée dans la guerre à Gaza.
Selon le site israélien « Kikar Hashabat », cet événement, tenu récemment, a vu des supplications pour le succès des opérations militaires et le retour des otages israéliens détenus à Gaza.
Présidé par le rabbin David Hanania Pinto, petit-fils d’un saint juif, la manifestation a accueilli des hauts responsables marocains, des représentants du roi Mohammed VI, et Yossi Ben David, directeur du bureau de liaison de l’entité israélienne à Rabat. Ce rassemblement, censé célébrer la tradition juive marocaine, a déclenché une vague de réactions, ravivant les tensions autour de la normalisation avec l’entité israélienne.
L’événement, a été perçu comme une offense en pleine guerre à Gaza, où les bombardements de l’entité israélienne ont fait des dizaines de milliers de victimes palestiniennes. Sur les réseaux sociaux, les hashtags ont explosé, avec des messages comme « Honte à ceux qui prient pour les bombardeurs ! ».
La bénédiction du Makhzen a cet événement, reflète le dilemme du Maroc, où la communauté juive – environ 2 500 personnes – jouit d’une protection royale, tout en maintenant des liens forts avec l’entité israélienne. Cette affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes au Maghreb, où la normalisation maroco-israélienne, suscite des manifestations régulières. Des ONG comme BDS Maroc appellent à une enquête sur le rôle des autorités, estimant que la présence de représentants royaux légitime une « propagande pro-israélienne », alors que le monde observe les développements à Gaza, cette controverse pourrait compliquer la position du Maroc, déjà critiqué pour son silence sur les exactions israéliennes.

































