SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : Lancement d’un crédit-fournisseur pour les agriculteurs

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Dans un contexte marqué par des efforts soutenus visant à consolider la sécurité alimentaire nationale et à accompagner la dynamique de modernisation du secteur agricole, le gouvernement poursuit le renforcement de ses mécanismes de soutien en direction des producteurs.

À cet effet, un nouveau dispositif de financement, dit « crédit-fournisseur », a été officiellement lancé par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, dans le cadre de la stratégie globale de réussite de la campagne céréalière en cours, laquelle s’annonce, selon les premières estimations, particulièrement prometteuse. Cette mesure vient s’ajouter à un ensemble d’actions déjà engagées, notamment la révision à la hausse des prix d’achat des céréales, la réduction de 50 % des coûts des semences et des produits phytosanitaires, la consolidation du processus de mécanisation agricole, ainsi que la mise en place d’un dispositif assurantiel contre les aléas climatiques, en particulier la sécheresse, sans oublier le crédit saisonnier Rfig. Le nouveau mécanisme de « crédit-fournisseur » se veut innovant et pragmatique. Il permet aux agriculteurs, notamment les petits et moyens exploitants, d’accéder aux intrants agricoles essentiels semences, engrais et produits phytosanitaires sans paiement immédiat, avec un règlement différé après la commercialisation de la récolte. Une approche qui vise à alléger la pression financière en période de forte intensité agricole et à garantir une intervention rapide pour protéger les cultures contre les maladies et les ravageurs. Selon les précisions du ministère, ce dispositif s’inscrit dans une logique de renforcement de la protection phytosanitaire des cultures et de réduction des pertes de production, lesquelles peuvent atteindre des niveaux significatifs en l’absence de traitement adéquat et rapide. Il répond ainsi aux défis posés par les maladies végétales qui affectent périodiquement les cultures céréalières, particulièrement en phase de développement. Réuni jeudi dernier au siège du ministère, le ministre du secteur a insisté sur la nécessité d’adopter une approche fondée sur le suivi scientifique rigoureux des cultures et sur l’évaluation permanente des opérations sur le terrain, en mettant l’accent sur le respect strict des protocoles techniques, notamment en matière de fertilisation et de traitement phytosanitaire, considérés comme des leviers essentiels de l’amélioration des rendements à l’hectare. Dans le même cadre, il a été rappelé que plusieurs mesures d’accompagnement ont déjà été mises en œuvre, dont la mise à disposition de semences via des mécanismes de paiement différé, ayant permis à des milliers d’agriculteurs de lancer leurs opérations de semis dans les délais. À cela s’ajoutent les programmes de formation technique, les dispositifs d’encadrement sur le terrain, ainsi que le renforcement de l’approvisionnement en engrais, avec une augmentation notable des apports en azote. Par ailleurs, l’introduction progressive des technologies modernes, notamment l’utilisation des drones pour le suivi des cultures et l’optimisation des traitements agricoles, constitue une étape supplémentaire dans la modernisation du secteur. Par Amina L.

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