Trump 2 : une diplomatie de confrontation !

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Avec un second mandat pour Donald Trump, des indices clairs émergent quant aux priorités de sa politique étrangère. Ces axes reposeraient principalement sur une approche de confrontation avec la Chine, un soutien indéfectible à Israël et un renforcement de la pression sur l’Iran.

L’équipe prévue pour les affaires étrangères, Marco Rubio en tant que secrétaire d’État, Mike Waltz en tant que conseiller à la sécurité nationale et Elise Stefanik comme ambassadrice auprès de l’ONU, est constituée de fervents détracteurs de Pékin. Rubio et Waltz ont chacun dénoncé la Chine comme une menace de premier plan pour les États-Unis, et des sanctions ont d’ailleurs déjà été imposées par la Chine à l’encontre de certains d’entre eux. La stratégie de Trump s’inscrirait ainsi dans la continuité de ses précédentes actions, avec des droits de douane pouvant atteindre 60 % sur les importations chinoises, une mesure qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur le commerce sino-américain.

Les relations avec Israël devraient continuer d’être une priorité. Trump a laissé entendre qu’il pousserait Israël à mettre fin à ses offensives contre le Hamas et le Hezbollah, mais sans critiquer les conséquences humanitaires de ces conflits. La politique vis-à-vis de l’Iran semble également s’orienter vers une pression maximale, bien que le contexte ait évolué. En effet, certains États du Golfe, autrefois alliés dans cette campagne, ont amorcé un rapprochement diplomatique avec Téhéran, ce qui pourrait poser des défis à la stratégie américaine.

L’administration Trump viserait également à étendre les Accords d’Abraham, signés lors de son premier mandat et ayant abouti à la normalisation des relations entre Israël et plusieurs États arabes. Cependant, l’Arabie saoudite, une cible prioritaire pour ces accords, a indiqué qu’un progrès significatif vers la création d’un État palestinien serait nécessaire pour envisager une normalisation avec Israël. Ce développement montre les limites de la politique d’alliance régionale telle qu’elle a été établie jusqu’ici.

Dans la perspective de solutions rapides, Marco Rubio s’est prononcé pour des négociations qui pourraient impliquer des concessions de territoire de la part de Kiev en faveur de la Russie, une position qui, bien qu’inattendue, pourrait refléter un pragmatisme en vue de recentrer la stratégie américaine vers la Chine, identifiée comme l’« ennemi numéro un ».

En somme, les priorités émergeant de cette nouvelle administration Trump s’articulent autour d’une diplomatie musclée, centrée sur la lutte d’influence avec la Chine, le soutien ferme à Israël et une politique de pression maximale sur l’Iran. Reste à voir comment ces mesures, qui impliquent des changements de priorités dans un contexte international complexe, seront accueillies par la communauté internationale et par les acteurs régionaux directement concernés.

Par Riad

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