20 ans de prison et mandat d’arrêt international pour l’ex-ministre Bouchouareb

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French President Francois Hollande (C) welcomes Algerian Foreign Minister Ramtane Lamamra (L) and Algerian Minister of Industry and Mining Abdeslam Bouchouareb (R) for a meeting at the Elysee Palace in Paris, on October 26, 2015. AFP PHOTO / ALAIN JOCARD (Photo credit should read ALAIN JOCARD/AFP via Getty Images)

Le procureur de la République près la chambre criminelle spécialisée dans les affaires économiques et financières du tribunal de Sidi M’hamed a requis, ce mercredi 5 février, une peine de 20 ans de prison ferme assortie d’une amende de  800 millions de dinars, ainsi que la confirmation du mandat d’arrêt international émis à l’encontre de l’ancien ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb.

Le parquet a également requis une amende de 32 millions de dinars contre la société Royal Arrival Corp, impliquée dans cette affaire de corruption et de blanchiment d’argent. Bouchouareb est poursuivi pour avoir créé une société écran en Suisse, utilisée pour dissimuler des fonds issus d’opérations illicites.

Selon les informations transmises par les autorités judiciaires suisses et relayées par le Ministère public de Genève , l’ancien ministre, actuellement en fuite, aurait blanchi de l’argent en collaboration avec des responsables de sociétés turques. Il aurait également utilisé cette structure offshore pour transférer plus de 700 000 euros depuis une banque luxembourgeoise vers la National Abu Dhabi Bank à Genève. En outre, il est accusé d’avoir accordé des concessions dans le secteur des travaux publics  à l’homme d’affaires  Ali Haddad , actuellement emprisonné.

Bouchouareb est poursuivi devant la troisième chambre de la section économique et financière  pour plusieurs chefs d’accusation, notamment : blanchiment d’argent, corruption, transfert illégal de fonds, acquisition et détention illicite de biens, abus de fonction, acceptation de pots-de-vin et octroi de privilèges indus dans le cadre de marchés publics. Il lui est également reproché d’avoir détourné des  fonds publics  et abusé de son influence pour obtenir des avantages personnels au détriment de l’État.

Ce procès s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption qui a marqué ces dernières années en Algérie, visant à traduire en justice les hauts responsables impliqués dans des affaires de détournement de fonds et d’enrichissement illicite.

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