Le syndrome Zidane au Maroc

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Il faut reconnaître une chose au régime marocain : il a transformé la communication politique en véritable industrie du spectacle… mais sans scénario et sans réalisateur.

À chaque fois que l’Algérie apparaît sur la scène sportive ou médiatique, un étrange phénomène psychologique se déclenche à Rabat — quelque part entre la jalousie chronique et le besoin affectif non résolu.

Dernier épisode de la série : on fait venir une star internationale… mais sous contrat, cachet, clause vestimentaire, et obligation de montrer le maillot marocain — même quand il grelotte de froid ! Ouvrez la veste ! Montrez l’écusson ! Souriez devant la caméra ! On croirait assister non pas à une rencontre sportive… mais à un tournage de publicité sous stress émotionnel.

Pendant ce temps, à Alger, Zidane arrive… tranquillement. Sans chèque. Sans contrat publicitaire. Sans chorégraphie médiatique. Juste… Zidane. Identité, histoire, et racines. Et c’est là que la tragédie devient comédie.

Car la présence de Zinedine Zidane — le vrai, l’authentique, celui qui n’a pas besoin d’étiquette sponsorisée — a réveillé un souvenir douloureux pour certains communicants marocains : on ne fabrique pas une légende à coups de budgets marketing. Zidane, c’est l’histoire, la mémoire, le génie footballistique. Eux, c’est… la version promotionnelle, édition limitée, payable en trois fois sans frais.

Qu’ils se rassurent : ils peuvent toujours inviter d’autres stars, multiplier les contrats, distribuer les maillots, ouvrir encore plus de vestes devant les caméras… Rien n’y fera. Il leur faudrait des dizaines de « Mbappé », des montagnes de dollars et des campagnes médiatiques à répétition…pour espérer atteindre ne serait-ce qu’un quart de l’aura d’un seul homme : « Zinedine Zidane — algérien par racines, universel par légende. Et ça, malheureusement pour eux…aucune publicité ne peut l’acheter.

Et plus l’Algérie avance sereinement, plus le voisin marocain s’agite comme dans une compétition parallèle : qui fera la plus grande affiche ? Qui paiera la star la plus chère ? Qui réussira à transformer un simple maillot en événement diplomatique planétaire ? On en vient presque à imaginer un futur championnat régional… non pas de football, mais de surenchère symbolique, où l’on distribue des trophées pour la meilleure mise en scène médiatique, la plus belle photo sponsorisée et la veste la plus largement ouverte devant les caméras !

                             Par Belkacem

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