DES POTS-DE-VIN POUR DES LOGEMENTS SOCIAUX : Le procès des cadres de l’OPGI reporté au 22 février

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La dixième chambre pénale près la Cour d’Alger a décidé de renvoyer au 22 février le procès des cadres et intermédiaires accusés dans une affaire de corruption portant sur l’attribution irrégulière de logements sociaux, a rapporté ‘’Echorouk Online’’. Le report a été sollicité par la défense des prévenus.

Au total, 15 personnes sont poursuivies dans ce dossier, dont des cadres de l’OPGI de Hussein-Dey, à savoir Mohamed Rahaïmia, le chef de la branche de gestion et de maintenance du patrimoine immobilier de l’annexe du 1er Mai, désigné « Ch. Mohamed », ainsi que le responsable de la branche location chargée des logements sociaux à la même annexe, « B.R », aux côtés de plusieurs intermédiaires et bénéficiaires de logements. Selon la même source, les prévenus sont accusés d’abus de fonction, de participation à des actes de détournement liés à la fonction publique et d’usage illégal de leur influence. L’affaire remonte à mars 2024, à la suite d’une plainte déposée auprès de la police judiciaire de Bouchaoui, concernant l’attribution indue d’un logement social au commerçant « I.F » contre versement d’une somme d’argent à un employé de l’OPGI à Ouled Fayet. Les enquêtes ont établi qu’aucune pièce officielle ne justifiait cette attribution, ni dans la base de données de la cellule du logement de la wilaya d’Alger, ni au niveau du secrétariat particulier du wali. Les investigations ont révélé que « B.R » avait délivré des ordres de paiement et des contrats de location pour des logements sociaux de manière irrégulière. Plusieurs employés de l’OPGI ont également été impliqués pour avoir établi les procès-verbaux de remise des clés, tandis que certains bénéficiaires ont obtenu des logements par l’intermédiaire de courtiers, moyennant des sommes allant de 600 à 800 millions de centimes. En juin 2025, le tribunal de Cheraga a condamné Mohamed Rahaïmia, « Ch. Mohamed » et « B.R » à trois ans de prison ferme et à une amende de 200 000 dinars. Les intermédiaires ont écopé de deux ans de prison ferme. Plusieurs bénéficiaires de logements sociaux avaient été acquittés. En outre, cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 dinars avaient été prononcés contre des accusés en fuite, assortis de mandats d’arrêt internationaux. Nadine 

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