Le dossier des conteneurs importés contenant des « produits suspects » destinés aux enfants sera jugé le 17 février prochain. La présidente de la deuxième chambre du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed à Alger a fixé cette date lors d’une audience tenue mardi.
Douze personnes physiques et cinq sociétés sont poursuivies dans cette affaire, dont dix prévenus sont actuellement détenus provisoirement. L’affaire met en lumière des accusations lourdes, incluant l’usage de documents falsifiés, le détournement de fonds publics, la participation à un réseau de blanchiment d’argent, ainsi que des infractions liées à l’étiquetage et à la conformité des produits. Lors de l’audience, la défense a sollicité un délai supplémentaire pour examiner l’intégralité du dossier. Après l’appel des parties, y compris les représentants du trésor public et de l’administration des Douanes, ainsi que des témoins, le tribunal a reporté l’audience à la date du 17 février. Selon la Direction générale des Douanes, les faits remontent à avril 2025. Une opération de contrôle au port d’Oran a permis de saisir vingt conteneurs de produits destinés aux enfants, contenant des produits contraires aux valeurs éthiques et religieuses. Parmi ces marchandises figuraient des montres et appareils électroniques estampillés de symboles jugés sensibles, ainsi que des accessoires pour téléphones portables. Les premières investigations ont révélé que les auteurs présumés avaient manipulé les factures et fourni de fausses déclarations douanières, recourant à des noms fictifs dans une tentative de blanchiment d’argent. Les enquêteurs ont également évoqué des suspicions de complicité de certains agents publics dans le passage des cargaisons. Amina L.
































