La wilaya d’Oran franchit un pas décisif pour garantir la gratuité et l’accessibilité des plages au grand public. Dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du wali de la wilaya d’Oran, Ibrahim Ouchène, les autorités locales ont lancé une vaste opération d’équipement des plages de la région, à commencer par la plage de Madagh.
Des parasols, des chaises et des tables ont été installés et mis gratuitement à la disposition des citoyens, dans une démarche qui vise à consacrer le principe de la gratuité des plages et à lutter contre toutes les formes d’exploitation illégale du littoral. Cette initiative s’inscrit dans une volonté clairement affichée des pouvoirs publics de garantir à tous les citoyens — sans distinction — un accès libre et confortable au bord de mer, sans avoir à débourser le moindre centime pour profiter d’un minimum de commodités. Pendant des années, de nombreux estivants se voyaient contraints de payer des sommes parfois exorbitantes pour louer chaises et parasols sur des plages qui, en droit, appartiennent à tous. Une pratique qui, bien que tolérée de fait, constituait une forme d’accaparement illicite de l’espace public. En mettant fin à ce phénomène par une offre publique et gratuite, la wilaya entend reprendre le contrôle du domaine maritime public et mettre un terme aux abus qui pénalisaient les familles aux revenus modestes, souvent les premières à renoncer à la plage faute de moyens. La mesure est également perçue comme un signal fort envoyé aux exploitants informels qui monopolisaient certains espaces balnéaires au détriment du reste de la population. Avec l’approche de la saison estivale, cette opération devrait progressivement s’étendre à l’ensemble des plages de la wilaya. Les autorités invitent les citoyens à profiter de ces équipements dans le respect des lieux et dans un esprit de civisme, afin que cette expérience bénéficie à tous. Une initiative saluée par de nombreux Oranais, qui voient dans cette décision un engagement concret en faveur de l’équité sociale et du bien-être collectif. Par C.S.




























