TRAFIC DE DROGUE ET DE PSYCHOTROPES : L’offensive silencieuse contre la jeunesse

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La saisie de plus de 10 millions de comprimés psychotropes et de 33 kilogrammes de cocaïne par les services de sécurité vient une nouvelle fois illustrer l’ampleur prise par le trafic de stupéfiants en Algérie. Au-delà des quantités saisies et des réseaux démantelés, c’est surtout la progression d’un phénomène qui menace directement la jeunesse et, à travers elle, l’équilibre de la société qui inquiète.

Longtemps dominé par le trafic de résine de cannabis, le marché des stupéfiants s’est progressivement diversifié. Les réseaux criminels se tournent désormais vers les psychotropes, dont la circulation alimente un trafic particulièrement lucratif. Ces produits se retrouvent dans différents quartiers, favorisant l’apparition de réseaux locaux et l’installation d’une délinquance qui contribue à dégrader le climat sécuritaire. Le phénomène ne se limite plus au seul trafic. La consommation de psychotropes est souvent associée à d’autres formes de criminalité, notamment les violences, les agressions et les activités des bandes de quartiers. La dépendance peut également entraîner des comportements dangereux et fragiliser davantage les jeunes exposés à ces produits. Les importantes saisies réalisées ces dernières années témoignent également de la dimension internationale du phénomène. Les réseaux impliqués dans ce trafic ne se limitent plus à un seul itinéraire ou à une seule provenance. La diversification des produits et des circuits révèle l’existence de réseaux structurés capables d’adapter leurs méthodes aux dispositifs de lutte mis en place par les autorités. Face à cette évolution, les services de sécurité et les autorités judiciaires multiplient les opérations de démantèlement et les saisies. Mais l’ampleur des quantités découvertes pose également la question de l’efficacité des réseaux de distribution et de la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention, notamment auprès des jeunes. La lutte contre ce fléau ne peut ainsi se limiter au volet sécuritaire. Elle implique également la prévention, la sensibilisation, l’accompagnement des familles et une mobilisation plus large de la société pour protéger les jeunes contre les risques liés à la consommation et à la dépendance. Car derrière chaque saisie et chaque arrestation se profile une réalité plus préoccupante : celle d’un trafic qui cherche à élargir son marché et qui trouve dans la jeunesse une population particulièrement vulnérable. La réponse doit donc être à la hauteur de cette menace, à la fois sur les plans sécuritaire, judiciaire, préventif et social.  Par Amina L

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