L’Algérie réorganise son dispositif de contrôle aux frontières. Trois nouveaux textes publiés au Journal officiel n°60 viennent renforcer la surveillance douanière et le contrôle des marchandises aux différents points d’entrée et de sortie du territoire national.
Au cœur de ce nouveau dispositif figure la création de postes de douane de surveillance au niveau des frontières terrestres. Une décision du directeur général des douanes, datée du 1er juin 2026, définit leur organisation et leurs missions. Ces unités auront notamment pour rôle d’assurer une surveillance permanente de la bande frontalière et d’apporter un appui opérationnel aux brigades des douanes. Le nouveau dispositif prévoit également une coordination permanente avec les unités compétentes de la Gendarmerie nationale, notamment dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière. Les agents affectés à ces postes assureront un service continu, de jour comme de nuit, selon un système de rotation. Le renforcement concerne également le contrôle économique des marchandises. Deux arrêtés interministériels, signés le 5 mai 2026, portent le nombre des inspections du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes à 53 au niveau des frontières terrestres, maritimes et aéroportuaires, ainsi que dans les zones et entrepôts sous douane. Leur implantation a également été actualisée afin de couvrir plusieurs ports, aéroports, postes terrestres et zones sous douane à travers le pays. Le dispositif concerne notamment Alger, Oran, Béjaïa, Skikda, Annaba et Djen Djen, ainsi que plusieurs points frontaliers, de Maghnia à In Guezzam, en passant par Debdeb, Heddada, Tin Zaouatine et Bordj Badji Mokhtar. À travers ces mesures, le contrôle frontalier ne se limite plus aux seuls points de passage. Il s’étend désormais à un maillage permanent et coordonné, associant surveillance douanière, coopération avec la Gendarmerie nationale et contrôle de la conformité des marchandises. L’objectif est de renforcer la lutte contre la contrebande et la criminalité transfrontalière, tout en contribuant à la protection du marché national et des consommateurs. Une nouvelle approche qui vise ainsi à mieux contrôler les flux de marchandises et à resserrer davantage la surveillance aux frontières. Par Amina L.




























