RISQUES MAJEURS : L’Algérie se dotera bientôt d’un système d’alerte

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L’Algérie s’apprête à se doter d’un système d’alerte des populations permettant de transmettre rapidement des messages et des consignes de sécurité en cas de catastrophe ou de risque majeur. Le dispositif, basé sur la technologie « Cell Broadcast », devra être mis en place « dans les plus brefs délais ».

Un nouveau dispositif pour renforcer la prévention et la protection des populations face aux catastrophes et aux risques majeurs. Le ministère de la Poste et des Télécommunications œuvre à la mise en place d’un système d’alerte permettant de diffuser des notifications urgentes aux citoyens présents dans les zones exposées. L’annonce a été faite par le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, à l’issue d’une réunion d’orientation tenue hier avec les différents acteurs des communications fixes et mobiles. À cette occasion, les trois opérateurs de téléphonie mobile ont été appelés à s’accorder « dans les plus brefs délais » sur les modalités de création de ce système de type « Cell Broadcast ». Cette technologie permet d’envoyer simultanément des messages à l’ensemble des téléphones présents dans une zone géographique déterminée, quel que soit l’opérateur mobile auquel leurs utilisateurs sont abonnés. Elle doit ainsi permettre d’alerter rapidement les populations en cas de risque imminent, notamment lors de catastrophes naturelles ou industrielles. Selon le ministère, la mise en service de ce mécanisme permettra de doter l’Algérie d’un système d’alerte précoce capable de transmettre des notifications urgentes aux citoyens des zones touchées par des catastrophes et des risques majeurs. La réunion a également porté sur la résilience des réseaux de communication en situation d’urgence. Les opérateurs de téléphonie mobile devront notamment prévoir des stocks de réserve de stations mobiles et garantir la disponibilité des moyens de soutien technique nécessaires pour permettre des interventions rapides en cas de besoin. La mise en place d’un système d’information unifié figure également parmi les recommandations formulées. Celui-ci devra permettre de surveiller l’étendue des éventuels dommages, de faciliter le rétablissement des réseaux et d’améliorer la coordination des interventions d’urgence. Le recours au réseau mobile pour assurer la diffusion des alertes s’appuie sur son importante couverture à l’échelle nationale. Les derniers chiffres de l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) font état de 55 941 086 abonnés actifs à fin 2025. La couverture du réseau doit, par ailleurs, continuer à s’étendre. Le ministre avait indiqué, le 16 mai dernier, qu’un effort important était engagé pour parvenir à une couverture optimale et à un service global, notamment à travers l’installation d’antennes relais dans les régions les moins peuplées. Après la finalisation de l’équipement de 1 400 régions de plus de 2 000 habitants, le secteur travaille actuellement sur un programme concernant 3 000 régions faiblement peuplées, de moins de 2 000 habitants. Pour le ministère, la gestion des crises ne doit pas se limiter aux interventions une fois le danger survenu. Le ministre a souligné que ces interventions, bien qu’importantes, « ne sont pas suffisantes ». L’accent doit également être mis sur la préparation, la coordination et la rapidité d’intervention, afin d’assurer la continuité des services et des infrastructures et de protéger la vie des citoyens.  Par Amina L.

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