Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé son engagement à concrétiser, à partir de 2027, les augmentations de salaires annoncées dans le cadre de la politique sociale de l’État. Les revalorisations prévues seront inscrites au titre du budget de l’année prochaine, a-t-il assuré lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes nationales de télévision et de radio.
Le chef de l’État a ainsi renouvelé l’engagement pris concernant la poursuite de la revalorisation des salaires, rappelant avoir déjà annoncé que le versement des augmentations restantes interviendrait à partir de 2027. « Je me suis engagé à concrétiser les 53 % restants des augmentations des salaires, et je réitère cet engagement », a déclaré Abdelmadjid Tebboune. Le président de la République a précisé que la mise en œuvre de ces augmentations dépendra des conditions disponibles au moment de leur application. Elles pourraient ainsi être versées en une seule tranche si les conditions le permettent, ou en deux tranches dans le cas contraire. Une précision qui intervient alors que le volet social demeure au centre des priorités de l’action de l’État. Abdelmadjid Tebboune a également insisté sur la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des citoyens, en liant cette question à la lutte contre la spéculation illicite et aux pratiques susceptibles de provoquer une hausse injustifiée des prix. « Le citoyen » demeure, selon lui, au cœur de l’action de développement et des politiques publiques. Évoquant la hausse observée récemment sur certains produits, le président de la République a estimé que les difficultés d’approvisionnement ne pouvaient, à elles seules, expliquer l’ampleur des augmentations constatées sur les marchés. Il a notamment mis en cause « la cupidité de ceux qui profitent de la situation », qualifiant ces intervenants de « parasites ». Le chef de l’État a toutefois évoqué les conséquences des incendies ayant touché certaines wilayas du centre et de l’est du pays au mois de juillet dernier. Ces incendies ont contribué, selon lui, à une diminution de la disponibilité de certains produits. Cette situation ne saurait cependant justifier, a-t-il insisté, des hausses de prix de cette ampleur. Dans son analyse, le président de la République a également rappelé les efforts consentis par l’État en faveur du secteur agricole. Il a cité notamment le raccordement à l’électricité et à l’eau ainsi que la mise à disposition des engrais, autant de mesures destinées à soutenir les producteurs et à accompagner l’activité agricole. Abdelmadjid Tebboune a ainsi tenu à distinguer les agriculteurs des autres intervenants dans les circuits de commercialisation. Réaffirmant son rejet catégorique de la spéculation illicite, il a indiqué que les premières investigations menées sur la hausse des prix montrent que « la majorité des agriculteurs n’étaient pas à l’origine de la hausse des prix ». Pour le président de la République, les pratiques spéculatives constituent une atteinte directe au consommateur et au pouvoir d’achat. Il les a qualifiées de « crime à l’encontre du peuple », assurant que le Gouvernement prendra les mesures nécessaires pour y faire face. Le chef de l’État a, dans le même contexte, rappelé que l’Algérie avait déjà été confrontée à de telles pratiques par le passé, notamment durant la période de la ‘’Issaba’’. Il a ainsi réaffirmé la détermination des pouvoirs publics à lutter contre les pratiques qui portent atteinte aux intérêts des citoyens. Cette mise en garde s’inscrit dans une volonté affichée de préserver le pouvoir d’achat et de contenir les effets des hausses de prix sur les ménages. Le président de la République a été particulièrement ferme à l’égard de ceux qui chercheraient à tirer profit de la situation pour accroître leurs marges au détriment du consommateur. « Quiconque porte atteinte au peuple porte atteinte à ma personne », a-t-il averti, réaffirmant ainsi que la protection du citoyen et la préservation de son pouvoir d’achat demeurent au cœur des engagements de l’État.
Par Amina L.





























