MOSTAGANEM : L’article 184 bouleverse les candidatures aux locales

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À Mostaganem, le rejet de nombreuses candidatures aux prochaines élections locales suscite une vive polémique. Au centre des débats : l’application de l’article 184 de la loi organique relative au régime électoral.

Selon plusieurs sources, de nombreuses candidatures auraient été écartées, notamment celles d’anciens élus, d’élus sortants ainsi que de personnalités politiques et publiques. Conséquence directe : plusieurs listes peineraient désormais à trouver des remplaçants pour compléter leurs effectifs. Les motifs de rejet évoqués sont divers : soupçons liés à l’argent sale, aux antécédents judiciaires, aux liens présumés avec le milieu des affaires ou autres motifs relevant des incompatibilités et interdictions prévues par l’article 184 de la loi électorale. Paradoxalement, alors que certains candidats voient leurs dossiers rejetés et que plusieurs listes ont eu de la peine à compléter leurs effectifs, d’autres célèbrent déjà, en grande pompe sur les réseaux sociaux, l’acceptation de leurs candidatures. Les publications se multiplient : portraits retouchés à l’intelligence artificielle, mises en scène devant des bureaux aux allures officielles et démonstrations prématurées d’ambition. Autant de signes d’une confusion entre la validation administrative d’une candidature et une éventuelle victoire électorale. Pourtant, l’acceptation d’un dossier ne garantit ni l’obtention d’un mandat ni la confiance des électeurs. Ces derniers attendent moins une image qu’un programme, moins un slogan qu’une vision concrète pour leur commune, assortie d’engagements en matière de développement local, d’emploi, de cadre de vie et de pouvoir d’achat. Car un dossier accepté n’est pas une victoire, une image ne saurait tenir lieu de programme et l’ambition personnelle ne remplacera jamais la confiance des électeurs.       Par Hadj Benaceur

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