Réduction des naissances : Une tendance marquée dans les familles algériennes

0
304

Les familles algériennes d’aujourd’hui ne ressemblent en rien à celles d’hier. Autrefois, il n’était pas rare de voir des mères donner naissance à plus de dix enfants. Aujourd’hui, cette réalité a profondément changé. La majorité des familles actuelles se limitent à un, deux ou trois enfants. Cette tendance à la baisse du taux de natalité s’explique par divers facteurs économiques, sociaux et culturels. Parmi les raisons les plus souvent avancées par les mères, figurent le coût de la vie élevé, la difficulté de concilier vie professionnelle et familiale, ainsi que le manque de temps. De plus en plus de femmes sont présentes sur le marché du travail et peinent à trouver un équilibre entre carrière et éducation des enfants. Élever un enfant dans les conditions actuelles représente un investissement considérable, tant sur le plan matériel que moral. Les parents souhaitent offrir le meilleur à leurs enfants : une bonne éducation, une alimentation saine, des soins médicaux adaptés, et cela nécessite des moyens importants. Cette nouvelle réalité pousse les couples à s’entendre dès le début sur le nombre d’enfants qu’ils désirent. Pour beaucoup, deux enfants semblent être le compromis idéal. C’est le cas de Siham, mère de trois enfants, qui affirme que son choix a été motivé par des considérations financières et professionnelles. Elle et son mari ont convenu de ne pas aller au-delà de ce nombre pour garantir un bon niveau de vie à leur progéniture. A l’inverse, Mme Fatima, une septuagénaire et mère de huit enfants, déplore cette nouvelle tendance. Selon elle, la nouvelle génération manque parfois de sens des responsabilités. Elle se remémore une époque où, malgré les faibles revenus, les femmes savaient concilier leurs tâches ménagères avec l’éducation d’une grande famille. Toutefois, les jeunes mères défendent leur position : ce n’est pas un manque d’envie, mais un choix raisonné face à des contraintes bien réelles. Certaines déclarent même que ce choix s’impose à elles, parfois à la demande du mari. Ainsi, la réduction des naissances apparaît moins comme un rejet de la maternité que comme une adaptation aux réalités modernes. Entre traditions passées et exigences actuelles, les familles algériennes redéfinissent leurs priorités pour mieux affronter les défis de demain.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici