La nouvelle crise entre Alger et Paris a fait capoter les plans de CMA CGM en Algérie. L’annonce, prévue mardi depuis Alger, d’un vaste plan d’investissement du groupe français en Algérie, négocié en coulisses depuis près d’un an, est renvoyé aux calendes grecques. Rodolphe Saadé, le patron franco-libanais de l’armateur de porte-conteneurs marseillais CMA CGM, a espéré sauver son voyage à Alger jusqu’à la dernière minute. Mais naviguer dans les eaux tourmentées de la relation entre Alger et Paris se révèle plus complexe que prévu, même pour le troisième groupe mondial de transport maritime de marchandises. Le site français Africa Intelligence, avait révélé que Rodolphe Saadé, accompagné de son conseiller diplomatique, Patrice Bergamini, et de la vice-présidente assets and opérations du groupe, Christine Cabau Woehrel devait se rendre à Alger mardi 15 avril, pour être reçu par les plus hauts responsables du pays. À quelques heures de la visite, l’état-major du groupe français a finalement été informé de son report sine die. En représailles, le Conseil du Renouveau économique algérien (CREA) a annoncé, dans un communiqué, l’annulation de la visite qu’il devait effectuer en France, ainsi que de la rencontre prévue avec le Mouvement des entreprises de France (MEDEF). Cette décision, précise la même source, « intervient à la suite d’une mesure prise par les autorités françaises, déconseillant fortement à un dirigeant d’une entreprise française de transport maritime de se rendre en Algérie pour concrétiser un projet d’investissement ». « Cette annulation provoquée et justifiée par les autorités françaises au motif de la « crise entre les deux pays », contredit les déclarations officielles appelant à l’apaisement et à la normalisation des relations algéro-françaises », note le communiqué.































