Le combat sahraoui pour l’autodétermination

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La récente visite de Staffan de Mistura, Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, dans les camps de réfugiés sahraouis, marque un moment clé dans la quête du peuple sahraoui pour son droit inaliénable à l’autodétermination. À l’heure où la dernière colonie d’Afrique reste sous occupation marocaine depuis 1975, cette visite, bien que symbolique, ravive l’espoir d’une avancée dans un processus de paix onusien trop longtemps enlisé.

Rencontrant le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, ainsi que des représentants de la société civile, M. de Mistura a pu mesurer la détermination d’un peuple uni dans sa revendication d’indépendance. Les mots du président Ghali résonnent avec force : le Front Polisario poursuivra son combat jusqu’à ce que les Sahraouis recouvrent leur liberté. Cette fermeté, portée par une légitimité juridique ancrée dans les résolutions de l’ONU, rappelle que la question sahraouie demeure une priorité de décolonisation, inscrite à l’agenda international.

Pourtant, les défis restent immenses. Le Maroc, occupant le territoire depuis un demi-siècle, continue de faire obstacle à l’organisation d’un référendum d’autodétermination, pourtant au cœur du mandat de la MINURSO. Face à cette impasse, la communauté internationale, et l’ONU en particulier, doit sortir de l’inaction. Les appels sahraouis à une coopération renforcée avec l’Union africaine et à des « mesures concrètes » pour achever la décolonisation ne peuvent plus être ignorés.

Le peuple sahraoui, par sa résilience et sa foi en son droit à la résistance légitime, incarne une lutte universelle pour la dignité et la souveraineté. À l’approche du briefing de M. de Mistura devant le Conseil de sécurité, l’ONU a une occasion cruciale de réaffirmer son engagement envers une solution durable, respectueuse des aspirations sahraouies. Laisser ce conflit s’éterniser serait trahir non seulement un peuple, mais les principes mêmes des Nations unies.

L’urgence de la situation est d’autant plus criante face au pillage des richesses naturelles du Sahara occidental, orchestré par le Maroc avec la complicité de certaines sociétés étrangères, notamment françaises. Les ressources en phosphate, les pêcheries et les terres agricoles sont exploitées sans le consentement du peuple sahraoui, en violation du droit international. Ces pratiques, qui privent les Sahraouis de leur patrimoine économique, renforcent l’injustice et soulignent la nécessité d’une action internationale ferme pour mettre fin à cette spoliation et rendre au peuple sahraoui le contrôle de ses terres et de ses ressources.     Riad

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