Le porte étendard de l’extrême droite revancharde, nostalgique du « paradis perdu » algérien, et néanmoins ministre de l’Intérieur, Brunot Retailleau, vient de franchir un nouveau cap dans sa haine morbide et maladive pour ceux qui ont vaincu en les humiliant, les tenants de sa ligne politique. Brunot Retailleau vient d’autoriser une manif à Paris, place de la République, l’organisation terroriste de Ferhat Mhenni, le MAK. Il ne s’agit là rien moins que d’une énième provocation délibérée à l’endroit de l’Algérie. Des preuves à profusion sur le caractère violent, subversif et suprématiste de cette organisation, existent, qui ont été présentées aux autorités françaises. Quelques jours plus tôt, c’est le Maroc, financier et parrain du MAK et des Rachad, qui était invité d’honneur du salon du livre en France, organisé par la franco-marocaine Rachida Dati. Le président Macron y avait même déclaré vertement sa flamme pour le Maroc. C’est dire que les prétendues gestes d’apaisement de Paris ne sont que des manœuvres politiciennes. Les faits concrets du terrain démentent ces déclarations de bonnes intentions. Le Quai d’Orsay, en effet, est allé jusqu’à envisager de faire représenter par une boite privée « consulaire » au niveau des territoires occupés sahraouis. Bref. Dans l’état actuel des choses, aucune possibilité d’apaisement et de retour à la normale dans les relations algéro-françaises n’est envisageable. D’autant que Retailleau est allé jusqu’à envisager la possibilité d’aller vers de nouvelles formes d’escalade. Aveuglé par ses ambitions électoralistes démesurées, Retailleau est en train d’enliser la France dans un bras de fer où son pays a beaucoup plus à perdre que l’Algérie. Cette dernière, puissance régionale émergente et incontournable, diversifie ses partenariats, accélère son développement, se tourne vers l’avenir, tandis-que le clan de Retailleau se noie dans sa haine raciale et coloniale. Gare au retour de flamme de l’histoire !






























