Les réseaux sociaux algériens sont en effervescence depuis l’apparition d’un hashtag exhortant le président Abdelmadjid Tebboune à ne pas participer au prochain sommet arabe prévu en Irak. Ce mouvement numérique, massivement relayé, suscite des interprétations divergentes quant à sa signification politique.
Selon la télévision publique algérienne, ce hashtag, devenu viral, ne traduit pas un rejet de la participation de l’Algérie au sommet, mais plutôt une marque de solidarité envers le chef de l’État. Les médias officiels y voient une preuve du « soutien indéfectible » du peuple aux positions présidentielles, dans un contexte géopolitique régional jugé instable. Les internautes algériens justifient leur appel par des craintes liées à la sécurité du président, évoquant un environnement régional « complexe et imprévisible ». Malgré l’affection particulière que porte l’Algérie au peuple irakien, nombreux sont ceux qui estiment qu’un déplacement dans la zone comporte des risques. Cette mobilisation spontanée met en lumière la relation singulière entre le président Tebboune et les Algériens, contrastant avec la défiance croissante observée dans d’autres pays entre dirigeants et citoyens. Les analystes y décèlent une stratégie de communication visant à renforcer l’image d’un leader proche de sa base, à l’approche d’élections clés. Si les autorités algériennes n’ont pas encore officiellement réagi, des sources proches du pouvoir suggèrent que la présidence « prend en compte » l’opinion publique. Reste à savoir si cette campagne influencera la décision finale concernant la participation algérienne au sommet.































