Corruption : l’ancien ministre Khomri et le Scandale des 600 Milliards de centimes

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Le procès de l’ancien ministre Abdelkader Khomri, impliqué dans le dossier de l’Agence nationale des loisirs de la jeunesse, a mis en lumière un vaste système de détournement de fonds publics estimé à 600 milliards de centimes. Ces montants colossaux, destinés à la création de villages récréatifs pour la jeunesse entre 2014 et 2015, ont été engloutis dans des marchés opaques, contournant les procédures légales d’appels d’offres.

Lors des audiences, le juge a détaillé comment des contrats « consensuels » ont été attribués à des opérateurs privés, sans concurrence ni transparence. Les wilayas d’Alger, Oran, Constantine, Ouargla et El Oued sont concernées par ces projets, où des équipements de loisirs (patinoires, jeux mécaniques, restauration) devaient être livrés selon un cahier des charges strict. Or, des marchandises « de mauvaise qualité » importées de Chine et des locations surfacturées (jusqu’à 20 fois le prix du marché) ont été privilégiées.

Les accusés, dont d’anciens responsables du ministère de la Jeunesse et des Sports, sont soupçonnés d’avoir « traficoté les registres commerciaux », modifié des factures et orchestré des médiations illégales pour attribuer des marchés par simple « coup de fil ». Les montants des contrats, variant entre 2 et 50 milliards de centimes, dépassaient largement les seuils légaux exigeant des appels d’offres.

Outre le gaspillage financier, ces malversations ont privé les jeunes algériens d’infrastructures dignes, remplacées par des équipements défaillants. Le chef de la division financière a confirmé sous serment l’ampleur des irrégularités, qualifiant ces pratiques de piétinement délibéré des lois de la République.

 

 

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