Gaza : Netanyahu sous pression 

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Headache, conceptual illustration.

Alors que la guerre à Gaza s’intensifie, la pression internationale et interne s’accentue sur le gouvernement israélien. Washington, dans une tentative de désamorcer la crise avant la visite du président Donald Trump, pousse pour un cessez-le-feu et un accord d’échange de prisonniers. Mais les tensions entre la Maison Blanche et le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu révèlent des divergences profondes, tant sur la stratégie que sur les objectifs.

À Tel-Aviv, des milliers de manifestants ont envahi les rues, exprimant leur colère face à la prolongation du conflit. Les familles des prisonniers, en particulier, accusent Netanyahu de sacrifier des vies pour des calculs politiques. Qualifiant le Premier ministre de « véritable ennemi d’Israël », elles dénoncent une guerre qu’elles jugent motivée par la survie d’un gouvernement fragilisé. Ces manifestations, qui gagnent en ampleur, traduisent un malaise croissant au sein de la société israélienne, divisée entre le soutien à l’effort de guerre et l’exigence d’une solution diplomatique.

Les familles des prisonniers, dans leur désespoir et leur colère, vont plus loin en accusant Netanyahu de trahir les intérêts mêmes d’Israël. En qualifiant le Premier ministre de « véritable ennemi d’Israël, et non du Hamas », elles mettent en lumière une fracture profonde : pour elles, la prolongation du conflit sert avant tout à consolider le pouvoir d’un dirigeant sous pression, au détriment de la libération des otages et de la paix. Cette rhétorique, d’une rare virulence, galvanise les manifestations et fragilise encore davantage la légitimité de Netanyahu, accusé de faire passer ses ambitions personnelles avant le bien-être de la nation.

Netanyahu, confronté à une double pression – internationale pour un cessez-le-feu, nationale pour des résultats concrets – semble jouer une partie délicate. Les accusations selon lesquelles il privilégie ses intérêts politiques à la sécurité des Israéliens et à la libération des otages fragilisent sa position. Pendant ce temps, à Gaza, les combats s’intensifient, rendant tout accord plus difficile à atteindre.

La visite imminente de Trump pourrait être un tournant, mais elle risque aussi d’exacerber les tensions. Entre les attentes des États-Unis, les revendications des manifestants et les impératifs sécuritaires israéliens, la marge de manœuvre est étroite.        Riad

 

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