Poutine-Trump : l’étincelle fatale ?

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Les relations entre Moscou et Washington frôlent un point de rupture, alimentées par des échanges incendiaires qui évoquent le spectre d’une Troisième Guerre mondiale. L’ancien président russe Dmitri Medvedev, proche allié de Vladimir Poutine, a mis en garde Donald Trump avec une mise en garde brutale sur X : « Je ne connais qu’une seule chose VRAIMENT GRAVE : la Troisième Guerre mondiale. J’espère que Trump comprend cela ! » Ces mots, lancés après les récentes critiques du président américain, traduisent une tension croissante qui dépasse les simples joutes verbales.

Tout a basculé mardi 27 mai, lorsque Trump a qualifié Poutine de « complètement fou » et l’a accusé de « jouer avec le feu », ajoutant sur Truth que son leadership avait empêché « des choses très graves » d’arriver à la Russie. Ces attaques, sur fond de frustration face à l’inaction russe après l’appel du 19 mai, ont rompu l’apaisement initial du Kremlin, qui attribuait les premiers propos de Trump à une « émotion ». Dmitri Peskov, porte-parole de Poutine, avait tenté de calmer le jeu en soulignant que le président russe agissait pour la sécurité de son pays, malgré les accusations de Trump sur les « tueries inutiles » de civils ukrainiens.

Mais derrière ces mots, la réalité est plus complexe. Depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, les pourparlers de paix patinent. L’appel du 19 mai, censé ouvrir la voie à un cessez-le-feu immédiat et des négociations, s’est enlisé : le « mémorandum » promis par Moscou, censé détailler les conditions de paix, n’a pas été transmis à Kiev, officiellement en raison de l’échange de prisonniers du week-end dernier. Pourtant, l’Ukraine et ses alliés accusent la Russie de faire traîner les discussions pour gagner du temps sur le terrain, où les attaques massives se poursuivent. Face à cette impasse, Trump menace de nouvelles sanctions, qui pourraient être annoncées dès cette semaine selon CNN et le Wall Street Journal, un geste qui risque d’enflammer encore plus les tensions.

Cette escalade soulève des questions troublantes. Medvedev, avec son langage provocateur habituel, joue-t-il la carte de l’intimidation pour masquer les faiblesses russes, ou reflète-t-il une inquiétude réelle face à une guerre qui s’éternise ? Trump, de son côté, semble vouloir imposer une solution rapide, mais ses déclarations impulsives pourraient précipiter un conflit global, surtout si les sanctions renforcent l’isolement de Moscou.

Le risque est là, palpable. La patience de Poutine semble s’éroder, tandis que Trump, poussé par des pressions internes et européennes, durcit le ton. L’absence de progrès dans les négociations, combinée à des bombardements incessants en Ukraine, pourrait transformer ce bras de fer en un affrontement irréversible. À l’heure où les deux camps brandissent des menaces, le monde retient son souffle, espérant que la diplomatie reprenne ses droits avant que les mots ne cèdent la place aux armes.          Riad

 

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