Les murs du Conseil de sécurité de l’ONU ont résonné d’un cri de douleur qui transcende les discours protocolaires. L’ambassadeur palestinien Riyad Mansour, en évoquant les souffrances des enfants de Gaza, s’est effondré en larmes, brisant le vernis diplomatique pour laisser place à une humanité brute. « J’ai des petits-enfants. Je sais ce qu’ils représentent pour leurs familles », a-t-il murmuré, la voix tremblante, avant de décrire des scènes insoutenables : des mères serrant les corps sans vie de leurs enfants, des flammes et la faim dévorant l’innocence.
Ce moment, d’une intensité rare, a figé l’assemblée dans un silence assourdissant. Mansour, en pleurs, a interpellé le monde : « Comment rester silencieux face à l’innocence réduite au silence ? » Selon des rapports relayés par des médias comme ABC7 et NBC News, il a dénoncé la mort de plus de 1 300 enfants palestiniens depuis mars 2025, victimes d’une offensive israélienne et d’un blocus qui prive Gaza d’aide humanitaire. Il a évoqué une fillette de 6 ans, seule survivante d’un bombardement ayant tué 36 personnes, dont sa mère et ses cinq frères et sœurs, dans une école transformée en refuge.
Ce cri du cœur n’est pas isolé. Les chiffres sont accablants : plus de 54 000 Palestiniens auraient été tués depuis le début du conflit, selon le ministère de la Santé de Gaza, et la faim tue des dizaines d’enfants, comme l’a rapporté Yahoo News Canada. Pourtant, face à cette tragédie, l’inaction internationale persiste. L’entité sioniste, accusée par Mansour et des alliés comme le Royaume-Uni, la France et le Canada d’« actions flagrantes », continue d’étendre ses colonies en Cisjordanie et de bloquer l’aide, exacerbant une crise humanitaire qualifiée d’« insupportable ».
Mais au-delà des chiffres, c’est l’émotion de Mansour qui frappe. Sur X, des internautes partagent des extraits de son discours, saluant son courage tout en dénonçant l’hypocrisie des grandes puissances. Certains, cependant, s’interrogent : cette émotion suffira-t-elle à briser le statu quo ? La réponse est incertaine. Les appels de Mansour à « ne plus détourner le regard » se heurtent à des intérêts géopolitiques complexes, où les veto et les alliances priment souvent sur l’humanité. Gaza, une fois de plus, devient le miroir des échecs de la communauté internationale. Combien d’enfants devront encore périr avant que les flammes de l’indifférence ne s’éteignent ? Riad






























