JUSTICE : Huit ans de prison pour l’ex-ministre Abdelkader Khomri

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Le pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger a prononcé, mercredi, une lourde peine de 8 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars à l’encontre de l’ancien ministre de la Jeunesse, Abdelkader Khomri, poursuivi dans une affaire de corruption impliquant plusieurs cadres du secteur.

Dans le même dossier, le tribunal a également condamné plusieurs anciens responsables de l’Agence nationale de publication et de publicité (ANEP) : Bettar Lezzari, ex-directeur de publication, A. Mourad, ex-directeur des finances et de la comptabilité, Ahmed Bousenna, ex-directeur général, chacun à 2 ans de prison ferme et 500 000 dinars d’amende. Du côté de l’Agence nationale de loisirs pour la jeunesse (ANJL), deux anciens directeurs ont été lourdement sanctionnés : K. Mohamed a écopé de 5 ans de prison ferme et 1 million de dinars d’amende, M. Rachid, condamné à 3 ans de prison ferme, avec la même amende. Par ailleurs, F. M., ancienne directrice de la jeunesse au ministère de la Jeunesse et des Sports, a été condamnée à 4 ans de prison ferme et 1 million de dinars d’amende. Les prévenus étaient poursuivis pour des chefs d’inculpation lourds : abus de fonction, octroi d’avantages injustifiés, détournement de fonds publics, enrichissement illicite, blanchiment d’argent, et complicité dans la dilapidation de deniers publics. Selon l’enquête, ces actes ont porté un grave préjudice aux finances publiques, notamment à travers une mauvaise gestion des ressources allouées à la jeunesse, un secteur crucial pour le pays. Le tribunal a également prononcé des peines allant de 18 mois à 5 ans de prison ferme à l’encontre d’autres coaccusés, essentiellement des fonctionnaires et partenaires économiques liés à l’ANLJ. Toutefois, vingt personnes ont été acquittées, faute de preuves suffisantes. Ce verdict s’inscrit dans la continuité des efforts judiciaires déployés depuis quelques années en Algérie pour lutter contre la corruption endémique qui a marqué les années précédentes. Cette affaire révèle une fois de plus l’ampleur des dérives au sein d’institutions publiques censées œuvrer pour l’intérêt des jeunes et la promotion culturelle. Amina L.

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