L’Algérie a franchi jeudi une étape décisive dans son parcours vers la modernisation de ses infrastructures numériques. L’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) a attribué trois licences d’exploitation de réseaux mobiles 5G ouverts au public, marquant ainsi l’avènement officiel de cette technologie de pointe dans le pays.
Les bénéficiaires de ces précieuses licences sont les trois principaux opérateurs télécoms du pays : Mobilis, Ooredoo et Djezzy. Ces autorisations permettront à ces entreprises de déployer progressivement les réseaux de cinquième génération sur l’ensemble du territoire national, accompagnées de la fourniture des services associés. Selon les résultats rendus publics par l’ARPCE, c’est l’entreprise ATM (Mobilis) qui est arrivée en tête de ce processus concurrentiel. Elle est suivie, dans l’ordre, par Wataniya Telecom Algérie (Ooredoo), puis Optimum Telecom Algérie (Djezzy). Cette attribution s’inscrit dans le cadre d’un appel à concurrence lancé en décembre dernier, visant à doter le pays d’une infrastructure technologique moderne répondant aux standards internationaux. Dans une allocution prononcée à l’occasion de l’annonce des résultats, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a souligné que l’introduction de la 5G marque « une nouvelle étape visant à ancrer un modèle numérique à même de faire de l’Algérie une plateforme numérique régionale ». Il a insisté sur l’importance de cette avancée pour stimuler l’économie numérique, soutenir l’innovation et renforcer la compétitivité du pays sur la scène africaine et méditerranéenne. Le déploiement de la 5G promet notamment d’accélérer significativement les connexions internet mobiles, de réduire la latence et de permettre l’émergence de nouveaux usages dans plusieurs secteurs stratégiques tels que la santé, l’éducation, l’industrie et les transports. La cérémonie de proclamation des résultats a eu lieu en présence de membres du gouvernement, de représentants d’institutions publiques, ainsi que des délégations des opérateurs concernés. Cette mobilisation témoigne de l’engagement des autorités algériennes à accompagner la transition numérique du pays dans les meilleures conditions. Bien que les licences soient désormais attribuées, le déploiement effectif de la 5G devrait se faire progressivement, en fonction de l’avancement des investissements et des infrastructures nécessaires. Les opérateurs devront respecter les obligations techniques et financières prévues dans les cahiers des charges annexés aux licences. Cette évolution technologique intervient à un moment clé pour l’Algérie, alors que le numérique est de plus en plus considéré comme un levier essentiel pour la diversification économique et l’insertion du pays dans l’économie mondiale du savoir. Avec l’arrivée de la 5G, l’Algérie affiche clairement sa volonté de relever le défi de la modernité et de construire un futur connecté, innovant et inclusif.






























