Alors que l’Algérie célébrait sa souveraineté avec fermeté, l’affaire Boualem Sansal continuait d’alimenter une campagne de désinformation orchestrée depuis la France. L’Agence presse service (APS) a clarifié que la grâce présidentielle accordée par le président Abdelmadjid Tebboune à l’occasion du 63e anniversaire de l’indépendance, le 5 juillet, n’incluait pas Sansal. Cette décision, loin de répondre aux attentes de l’extrême droite française – toujours empêtrée dans son refus de l’indépendance algérienne – réaffirme que cette affaire relève exclusivement de la justice algérienne, touchant à l’unité nationale, une ligne rouge pour tout État souverain.
Sansal, jugé sur son sol natal pour des agissements internes, n’est pas un otage, contrairement aux narratifs colportés par les médias français, notamment ceux influencés par les réseaux Bolloré. Depuis des mois, éditorialistes à gages, pseudo-intellectuels comme Pascal Bruckner – qui a osé appeler au « kidnapping de diplomates algériens » sur la chaîne Figaro – et commentateurs enragés dépeignent l’Algérie comme un « régime répressif » à soumettre par un chantage diplomatique. Cette rhétorique, teintée de nostalgie pour l’« Algérie française » et d’échos de l’OAS, ravive les relents nauséabonds des années 70, marquées par les violences anti-algériennes à Marseille. Pourtant, la France, avec ses 2 297 ressortissants emprisonnés à l’étranger sans que cela ne suscite un scandale national, se garde bien de s’interroger sur sa propre hypocrisie.
Derrière cette affaire se dessine une stratégie calculée : détourner l’attention des crises internes françaises – fracture sociale, violences policières, échec de l’intégration – en érigeant l’Algérie en bouc émissaire. Sansal, diplômé des universités algériennes et ancien haut fonctionnaire, devient le prétexte idéal pour une guerre de mémoire visant à satisfaire les électeurs nostalgiques d’un passé colonial. Cette attitude condescendante, héritée d’une classe politique désorientée, ne masque pas l’objectif réel : justifier des ingérences et ressusciter un esprit colonial révolu.
L’Algérie reste inébranlable, fidèle à ses principes. Cette affaire, purement interne, ne pliera pas sous les pressions parisiennes. L’histoire a tranché : le colonialisme est mort, et l’Algérie, debout, ne s’inclinera pas devant ceux qui cherchent à ranimer ses cendres pour masquer leurs échecs. Qu’ils aboient, l’Algérie trace son propre chemin. Riad






























