L’alliance entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu suscite une inquiétude croissante parmi les populations arabes, perçue comme une menace pour leurs intérêts et la stabilité régionale.
Un souffle d’incertitude traverse le monde arabe après une cascade de bouleversements : la chute du régime syrien, les guerres ravageuses au Liban, au Yémen, au Soudan, en Libye, et le récent conflit avec l’Iran. Cette instabilité, amplifiée par l’arrivée de Donald Trump au pouvoir aux États-Unis, soulève une question cruciale : quel avenir pour cette région fragilisée, alors que Washington renforce son soutien à l’entité israélienne, un allié en quête d’expansion et de domination ? L’ennemi historique du monde islamo-arabe, perçu comme une menace croissante, plane désormais sur un paysage politique en pleine ébullition.
La victoire de Trump, marquée par des promesses de « paix par la force », s’accompagne d’un alignement indéfectible avec l’entité israélienne. Son rôle dans le cessez-le-feu iranien, annoncé avec fracas, et son appui aux ambitions territoriales de Netanyahu – notamment à Gaza et au-delà – signalent une politique agressive. Cette dynamique ravive les craintes d’une hégémonie de l’entité israélienne, soutenue par une Amérique qui, sous Trump, semble ignorer les appels à la stabilité lancés par des pays comme l’Arabie saoudite ou l’Algérie. Dans les pays arabes, les voix s’élèvent, dénonçant une « nouvelle croisade » orchestrée par Washington, tandis que les cicatrices des conflits récents – millions de déplacés, économies exsangues – alimentent un sentiment de désespoir.
Le monde arabe, déjà fracturé par des guerres internes et des ingérences étrangères, risque de plonger davantage dans le chaos. La chute de Damas, les affrontements au Soudan, et les combats au Yémen illustrent une région vulnérable, où l’influence de l’entité israélienne, dopée par le soutien américain, pourrait exacerber les tensions. Trump, avec sa rhétorique de « deals » et son mépris pour la diplomatie multilatérale, pourrait encourager une expansion de l’ennemi sioniste au détriment des Palestiniens et des voisins arabes, ravivant l’héritage colonial perçu comme une humiliation collective.
L’avenir du monde arabe dépendra de sa capacité à s’unir face à cette menace. Des initiatives comme celles de Riyad pour un dialogue régional, ou la fermeté de Téhéran contre l’entité israélienne, offrent une lueur d’espoir. Mais sans une stratégie commune, le retour de Trump au pouvoir risque de transformer ces conflits en un brasier incontrôlable, où l’instabilité deviendra la norme et la domination israélienne, avec le soutien américain, un fait accompli. Ainsi , le tandem Trump-Netanyahu apparaît comme un facteur d’instabilité, défiant les appels à la paix et laissant les Arabes face à un avenir incertain. Le monde arabe doit se réveiller, ou périr sous ce vent destructeur. Riad






























