Afrique : Trafic d’organes lié à des israéliens

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Des affirmations graves circulent concernant un possible trafic d’organes humains en Afrique, impliquant des patients israéliens dans des transplantations illégales. Une enquête au Kenya a révélé des pratiques suspectes à l’hôpital Mediheal d’Eldoret, où 372 transplantations rénales ont été effectuées entre 2018 et 2023, principalement pour des patients israéliens et allemands. Les donneurs, souvent des Kényans pauvres ou originaires de pays comme l’Azerbaïdjan, auraient été exploités pour des sommes dérisoires, parfois 1 000 dollars. Ces accusations font écho à un réseau israélien.

Au Kenya, l’hôpital Mediheal a été suspendu pour des transplantations rénales suspectes impliquant des patients israéliens et allemands, avec des donneurs issus de populations vulnérables. Ces activités sont sous investigation par les autorités kényanes.

Des cas antérieurs de trafic d’organes impliquant des Israéliens ont été documentés en Afrique. En 2003, un réseau international israélien a été démantelé à Durban, en Afrique du Sud, après avoir organisé plus de 100 transplantations illégales pour des patients israéliens. En 2018, un autre cas notable a impliqué Moshe Harel, un citoyen israélien arrêté à Chypre pour son rôle dans un réseau de trafic d’organes opérant à la clinique Medicus au Kosovo. En juillet 2023, la Société de transplantation (TTS) et le Groupe de tutelle de la Déclaration d’Istanbul (DICG) ont émis une alerte concernant des transplantations rénales suspectes à l’hôpital Mediheal d’Eldoret, au Kenya. Ces alertes pointaient des patients israéliens et allemands impliqués dans ce que l’on appelle le « tourisme transplantatoire ».

Les patients, principalement des Israéliens et des Allemands, auraient payé jusqu’à 200 000 dollars par opération. Les donneurs, souvent des Kényans pauvres ou des individus originaires de pays comme l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Pakistan, étaient attirés par des incitations financières, parfois aussi faibles que 1 000 dollars ou un bien comme une moto-taxi .

Amon Kipruto, un Kényan de 22 ans, a vendu son rein pour 600 000 KSh (environ 4 600 dollars et souffre désormais de complications post-opératoires. Joseph Japiny, 30 ans, a reçu 1 000 dollars et une moto-taxi pour son rein, un échange qu’il regrette amèrement. Ces témoignages mettent en lumière l’exploitation des populations vulnérables dans ce commerce illégal.

Ces allégations soulèvent des préoccupations majeures concernant l’éthique médicale et la traite des êtres humains. Bien que les preuves directes d’hommes d’affaires israéliens opérant des cliniques de trafic d’organes en Afrique soient limitées, l’implication de patients israéliens et le contexte historique de réseaux internationaux suggèrent un problème systémique nécessitant une attention urgente. La pauvreté, le manque de régulation et la demande mondiale pour des organes alimentent ce commerce illégal, exploitant les populations les plus vulnérables.  Riad

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