L’Algérie et l’Italie ont scellé mercredi sept accords et mémorandums d’entente lors d’une cérémonie à Rome, en marge du 5e sommet intergouvernemental algéro-italien de haut niveau. Coprésidée par le président Abdelmadjid Tebboune et la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, cette signature marque une étape décisive dans le renforcement des liens bilatéraux. Arrivé mardi soir pour une visite officielle, le président Tebboune a salué des « démarches pratiques » traduisant une « volonté politique ferme », tandis que Meloni a vanté un partenariat historique porté par le projet « Enrico Mattei ».
Les accords couvrent des secteurs clés : un partenariat dans la production cinématographique, un autre en agriculture et pêche, un mémorandum entre les agences de promotion des investissements des deux pays, ainsi que des ententes en poste et télécommunications, lutte contre les incendies, protection des personnes handicapées, et énergie. Dans ce dernier domaine, Sonatrach et l’italienne ENI ont signé un protocole d’entente, renforçant une collaboration déjà solide. Le président Tebboune a mis en avant des secteurs prometteurs comme l’irrigation, les transports, l’industrie et la culture, tout en réaffirmant l’ambition d’un « partenariat fiable » dans les énergies renouvelables avec l’Europe.
Lors de la déclaration conjointe à la presse, Meloni a salué « le niveau atteint par les relations » et annoncé l’intention de créer un « grand complexe » à Sidi Bel Abbès, visant à faire de l’Italie un « hub de distribution énergétique » en Europe grâce à l’Algérie. Le président Tebboune a quant à lui insisté sur les « vastes perspectives stratégiques » ouvertes par ce sommet, tout en appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités face au « génocide » et aux violations contre les Palestiniens au Moyen-Orient. Il a également évoqué des discussions sur le Sahel, plaidant pour des efforts collectifs contre le terrorisme et pour la sécurité régionale.
Ce sommet illustre une alliance renforcée, mêlant intérêts économiques et préoccupations géopolitiques, dans un contexte où l’énergie et la stabilité régionale restent des priorités partagées.





























