Les Émirats arabes unis, souvent perçus comme un havre de stabilité au cœur du Golfe, font face à une alerte terroriste qui trouble leur image de destination sécurisée.
Plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et l’Australie, ont mis à jour leurs conseils aux voyageurs, pointant un risque accru, notamment à Dubaï. Le Foreign Office britannique, a mis en garde contre des attaques potentielles visant des sites israéliens ou fréquentés par la communauté juive – hôtels, plages, centres commerciaux, aéroports et bases militaires – dans un contexte de tensions géopolitiques exacerbées par la guerre israélo-palestinienne.
Cette menace, selon l’entité israélienne pourrait être orchestrée par des acteurs comme l’Iran, le Hezbollah, le Hamas profitant de l’instabilité régionale. Les États-Unis maintiennent les Émirats au niveau 2 de vigilance (« Exercise Increased Caution »), soulignant le risque d’attaques ciblées ou par drones dans des zones touristiques. Les autorités de l’entité israélienne, quant à elles, alertent sur les périodes de fêtes juives et les vendredis ou shabbats, moments d’affluence dans les lieux communautaires, comme des cibles privilégiées. Sur les réseaux sociaux, les réactions oscillent entre inquiétude – « Dubaï en danger ? » – et appels à la prudence.
Les Émirats, stratégiquement positionnés entre des puissances rivales, doivent naviguer entre leur rôle de hub économique et les répercussions des conflits voisins, notamment au Yémen et en Syrie. La présence croissante d’intérêts de l’entité israélienne, depuis les accords d’Abraham, pourrait également attiser les tensions, rendant ces alertes crédibles. Les voyageurs et résidents sont appelés à suivre les consignes de sécurité, un rappel que même les oasis de luxe ne sont pas immunisées contre les vents de guerre.
L’enjeu est double : pour les Émirats, préserver leur attractivité tout en renforçant leur dispositif sécuritaire ; pour la communauté internationale, éviter que cette menace ne déstabilise une région déjà fragilisée. Dans un monde où la géopolitique dicte les risques, la vigilance s’impose comme la première ligne de défense, sous peine de voir cette alerte se transformer en crise. Riad
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