Une circulaire conjointe des ministères de l’Intérieur et des Finances, datée du 17 août, impose aux walis et walis délégués un suivi rigoureux des projets communaux pour éviter tout blocage des investissements locaux.
Signée par les deux départements et adressée aux directeurs régionaux du Trésor, cette note vise à clarifier les modalités de paiement des reliquats des dépenses d’équipement et d’investissement, tout en assurant la continuité des programmes de développement à travers le pays. Dans un contexte où les infrastructures communales peinent à suivre la demande, cette initiative s’impose comme une réponse aux attentes des citoyens.
La circulaire détaille deux cas de figure pour gérer les paiements. Le premier concerne les reliquats des programmes en cours entre janvier et le 31 mars de l’année suivante, avec un budget municipal exécuté jusqu’au 15 mars pour les opérations de liquidation et d’ordonnancement, et jusqu’au 31 mars pour les recettes et paiements, ces dépenses étant ensuite enregistrées dans le compte administratif. Le second cas couvre la période du 1er avril jusqu’à l’approbation du budget supplémentaire, garantissant la fluidité des financements. Ces programmes, souvent pluriannuels, exigent une coordination étroite pour honorer les engagements envers les opérateurs sous contrat avec les collectivités locales. Cette structuration vise à éviter les interruptions qui freinent le développement.
La note insiste sur la responsabilité des walis et maires, appelés à suivre l’avancement financier et technique des projets, et à soumettre des rapports transparents pour renforcer l’efficacité des investissements. Cette mesure intervient après des retards signalés dans certaines wilayas, où des projets d’infrastructures restent en suspens, affectant directement la vie des citoyens.
L’enjeu est clair : garantir des retombées économiques et sociales tout en luttant contre les blocages bureaucratiques. Les walis, désormais sous pression, devront s’assurer que les fonds servent l’intérêt général, des écoles aux routes en passant par les centres de santé. Cette circulaire marque un pas vers une gestion plus dynamique, mais son succès dépendra de la volonté locale de traduire ces directives en actions concrètes pour le bien-être des Algériens.






























