Alors que les bombardements israéliens se poursuivent sans répit à Gaza, la diplomatie française navigue en eaux troubles. Un navire transportant des armes destinées à l’entité israélienne a fait escale au port de Fos-sur-Mer.
Le navire « Cosco Pisces », battant pavillon de Hong Kong, a accosté avec cinq conteneurs d’acier à usage militaire destinés à l’entité israélienne « Israeli Military Industry » à Haïfa, sous les accusations de quatre ONG – ASER, BDS France, Weapon Watch et Stop Arming Israel France, qui pointent la France comme complice d’« actes génocidaires » à Gaza.
Alors que les bombardements l’entité israélienne s’intensifient, ce transfert, transbordé via Fos-sur-Mer avec des conteneurs d’Evergreen, Triton et une firme sino-panaméenne, viole selon elles les engagements internationaux de Paris, notamment l’article 6 du Traité sur le commerce des armes et la Convention sur le génocide.
Ce dossier expose une fracture morale : les ONG dénoncent une assistance à des crimes de guerre et contre l’humanité, soulignant que les déclarations d’Emmanuel Macron, critiquant les violences à Gaza depuis octobre 2024, restent lettre morte face à l’inaction gouvernementale. L’avocat d’ASER, Matteo Bonaglia, attend toujours une audience à Paris sur une licence ML3 suspendue, illustrant un déni de justice. Ce silence officiel, malgré les alertes répétées des ONG, alimente les soupçons de complicité dans les exactions israéliennes.
Sur les réseaux sociaux, l’indignation monte : « La France ferme les yeux sur le génocide ! » s’exclame-t-on, tandis que d’autres appellent à « sanctionner les responsables ». Cette tension s’amplifie avec les blocages syndicaux à Fos-sur-Mer et au Havre, où les dockers CGT ont déjà stoppé des livraisons d’armes en juin, refusant de charger des pièces pour fusils-mitrailleurs. Ce mouvement, écho d’alertes similaires aux Pays-Bas et en Belgique, reflète une mobilisation européenne croissante contre ces transferts.
Ce scandale n’est pas un incident isolé : il interroge la cohérence de la politique étrangère française, prise entre ses valeurs humanitaires et ses alliances stratégiques. Les ONG rappellent que la transparence et l’application du droit international sont des impératifs, pas des options. À l’aube de cette controverse, la France est sommée de s’expliquer. Elle risque de voir sa crédibilité internationale s’effriter, complicité par inaction dans un conflit qui déchire le monde. Riad






























