SIDÉRURGIE : Le complexe d’El Hadjar au cœur d’un nouveau projet

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Les 7 et 8 septembre, le complexe sidérurgique d’El Hadjar, à Annaba, a accueilli une délégation du groupe industriel malaisien Lion, conduite par son PDG William Nishang. Cette visite marque une nouvelle étape dans les négociations engagées depuis fin décembre entre le conglomérat asiatique et les autorités algériennes autour d’un partenariat industriel dans le secteur de la sidérurgie.

Reçue par les responsables du complexe, dont le président du Conseil d’administration du Groupe Sider, L’houari Khelladi, et le président d’Al Solb (ex-Sider El Hadjar), Messaoud Bellili, la délégation a assisté à une présentation technique sur des capacités du site et sur les perspectives de développement du projet. Le wali d’Annaba a souligné l’importance d’un partenariat gagnant-gagnant susceptible de relancer une infrastructure industrielle clé tout en générant des retombées socio-économiques pour la région. La première rencontre majeure entre le groupe malaisien et les autorités algériennes a eu lieu en décembre 2024, lorsque le président Abdelmadjid Tebboune a reçu le PDG Tan Sri William Cheng, marquant le début officiel d’une collaboration. Par la suite, l’ex ministre de l’Industrie, Sifi Ghrieb, a conduit plusieurs réunions avec le groupe, notamment autour du potentiel de relance du complexe sidérurgique d’El Hadjar. D’autres ministres, tels que ceux de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, ont aussi été impliqués dans ces échanges, traduisant l’importance accordée à ce partenariat dans les secteurs de la sidérurgie, de l’aluminium, et de l’exploitation minière. Ces rencontres ont débouché en juin 2025 sur la signature d’un mémorandum d’entente entre Lion Group et la Société nationale Sonarem, scellant ainsi une coopération pour l’exploration et la transformation des minerais. Longtemps confrontée aux difficultés industrielles algériennes, le complexe d’El Hadjar, inauguré dans les années 1960, semble sur le point d’entrer dans une nouvelle ère sous l’impulsion des pouvoirs publics. Sifi Ghrieb l’avait rappelé : « L’Algérie est ouverte à tout partenariat productif fondé sur l’exploitation des ressources locales, la préservation des emplois et la création de valeur ». L’investissement malaisien repose notamment sur la valorisation des matières premières locales, en particulier le minerai de fer extrait des gisements d’El Ouenza et de Boukhedra, situés, dans l’est du pays, qui approvisionnent quotidiennement El Hadjar. Les deux sites font d’ailleurs l’objet d’un plan de modernisation conduit par le groupe Sonarem, en lien avec le grand projet minier de Gara Djebilet au sud-ouest. Lion Group a annoncé un mégaprojet de 8 milliards de dollars répartis sur plusieurs sites industriels, dont un complexe métallurgique prévu à Boumerdès, sur près de 300 hectares. La première phase, estimée à 3,4 milliards de dollars, devrait débuter prochainement.

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