Le ministère de l’Éducation nationale a officialisé une révision du volume horaire consacré à la langue française dans le cycle secondaire. À partir de la rentrée scolaire 2025-2026, les élèves de première année secondaire – tronc commun lettres suivront désormais quatre heures hebdomadaires de cours de français, contre cinq heures actuellement.
Selon le communiqué du ministère, cette décision s’inscrit dans une volonté de réorganiser l’emploi du temps scolaire afin de « mieux équilibrer la répartition des matières enseignées ». Toutefois, aucune information n’a été communiquée sur d’éventuelles compensations par d’autres disciplines ni sur l’impact pédagogique de cette réduction.
Dans un contexte où l’arabe et l’anglais prennent une place croissante. Déjà fragilisée par une politique de diversification linguistique, la langue de Molière semble perdre encore davantage de terrain dans les établissements publics.
L’absence de précisions concernant les modalités de mise en œuvre et les critères pédagogiques ayant motivé ce changement alimente les spéculations. Certains syndicats d’enseignants et observateurs du système éducatif y voient un affaiblissement progressif de l’apprentissage du français. Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large amorcée par l’État algérien ces dernières années, visant à rééquilibrer les langues étrangères dans le cursus scolaire. Le lancement de l’enseignement de l’anglais dès la troisième année primaire, en 2022, avait déjà été perçu comme un tournant majeur.
La place du français, historiquement liée à l’héritage colonial mais toujours influente dans la vie quotidienne, semble ainsi connaître un recul progressif et assumé.






























