Une vague historique de reconnaissance de l’État palestinien balaie la scène internationale, avec plus de 148 pays, soit 75 % des membres de l’ONU, ayant officiellement accordé leur soutien à la souveraineté palestinienne.
Cette marée, accélérée par les récentes annonces du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie et du Portugal, marque un tournant décisif face à la guerre à Gaza, où les bombardements de l’entité israélienne ont fait des dizaines de milliers de victimes. Alors que la Palestine gagne en légitimité, l’entité israélienne se trouve de plus en plus isolé, ce qui pourrait redessiner les contours du conflit israélo-palestinien.
L’Algérie reste l’un des soutiens les plus constants et les plus affirmés de la cause palestinienne. En 1988, Alger fut le premier pays au monde à reconnaître officiellement l’État de Palestine, quelques heures seulement après sa proclamation par le Conseil national palestinien à Alger même. Ce soutien indéfectible s’est traduit par un appui diplomatique, politique et matériel continu. L’Algérie a toujours plaidé pour une « Palestine indépendante avec Al-Qods comme capitale », et pour la mise en œuvre effective du droit international.
Depuis la déclaration d’indépendance de 1988, plus de 140 nations, principalement en Afrique, Asie et Amérique latine, avaient déjà reconnu la Palestine. Mais 2025 a vu un afflux inédit : la France, la Belgique, le Luxembourg, Malte et l’Andorre ont suivi le mouvement, rejoignant l’Irlande, la Norvège et l’Espagne qui l’avaient fait en 2024. Le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, traditionnellement alliés de l’entité israélienne, ont franchi le pas dimanche, invoquant la nécessité d’une solution à deux États pour une paix durable.
Ces reconnaissances, souvent conditionnées à la libération des otages et au retrait du Hamas, représentent un coup dur pour Benjamin Netanyahu, qui a qualifié ces actes de « récompense au terrorisme ».
L’ONU, où la Palestine jouit d’un statut d’observateur, voit ce soutien croître, renforçant les appels à un État palestinien viable, Cette dynamique pourrait accélérer les négociations, mais elle risque aussi d’exacerber les tensions, avec Trump opposé à toute reconnaissance. Cette reconnaissance massive n’est pas qu’un symbole : elle pave la voie pour une Palestine plus forte sur la scène diplomatique. Riad






























