La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF) ont signé une convention de coopération visant à accélérer l’échange d’informations, notamment dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et les armes de destruction massive.
Selon le communiqué rendu public à ce sujet, l’objectif principal de cette convention est de fluidifier et d’accélérer l’échange d’informations sensibles relatives au blanchiment d’argent, au financement du terrorisme et à la prolifération des armes de destruction massive et de mettre en place un mécanisme garantissant à la fois la confidentialité et la rapidité de la transmission des données. Le communiqué précise également que les deux institutions s’engagent, à travers cette convention, à tirer parti des outils de coopération internationale existants, à coordonner leurs efforts dans la réalisation d’enquêtes financières parallèles et à lever les obstacles qui entravent la traque des réseaux criminels. Au-delà de l’échange d’informations, la convention prévoit un programme de travail annuel commun, incluant des sessions de formation croisée et des actions de partage d’expertise qui vise à renforcer les compétences des deux organismes et à améliorer leur capacité de réaction face aux crimes financiers, de plus en plus complexes et transnationaux. Tout en soulignant, dans ce sens, que la mise en œuvre de cette convention aura « un impact direct sur l’efficacité des investigations », le DGSN, Ali Badaoui a rappelé que les affaires traitées par ses services révèlent régulièrement l’ampleur des crimes liés au blanchiment d’argent, qu’il s’agisse du trafic de drogue, de la traite de migrants, de la corruption ou encore de la contrebande. Les enquêtes menées, a-t-il affirmé dans le même sillage, ont d’ores et déjà permis de saisir d’importants avoirs criminels dont des biens immobiliers, des bijoux, des véhicules de luxe, ainsi que des comptes bancaires en dinars et en devises. S’exprimant à la même occasion, le président de la CTRF, Mohamed Saoudia, a insisté pour sa part, sur la portée stratégique de cet accord, qu’il a décrit comme « un jalon supplémentaire dans le renforcement du système national de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ». A ce titre, il a rappelé que cette convention s’inscrit dans le cadre des engagements de l’Algérie à appliquer les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI), en particulier celles relatives à la coordination interinstitutionnelle et à la préparation au troisième cycle d’évaluation mutuelle mené avec le GAFI du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Menafatf). En ce sens, il y a lieu de rappeler que la signature de cette convention est loin d’être un acte isolé puisqu’elle s’inscrit dans une stratégie globale déjà déployée par l’Algérie depuis plusieurs années pour se conformer aux standards internationaux. L’Algérie a, en effet, renforcé son cadre législatif en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à travers notamment la promulgation de la loi n 25-10 du 24 juillet 2025 et la création du Comité national d’évaluation des risques et l’élargissement des prérogatives de la CTRF en matière de coordination.






























